CHAPITRE XV
d'argent à i3 deniers, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on arrive à une lame qui renferme sensiblement la même quantité d'alliage : dans ce cas, le courant doit être à peine sensible.
Cette méthode d'expérimentation serait parfaite , si la moindre cause n'apportait pas des changements dans l'intensité du courant. La plus petite différence dans l'état des surfaces, par exemple,suffit pour modifier cette intensité. On a beau polir les surfaces, les laver et les essuyer, ces précautions ne suffisent pas toujours pour les rendre identiques.
M. OErsted prend, pour substance intermédiaire, du drap non teint, ou de l'amidon lavé.
Il est bien évident que si l'argent contenait d'autres substances que le cuivre, il faudrait employer des liquides convenables pour découvrir la nature de l'alliage.
La méthode que nous exposons ne peut être employée avantageusement que par des personnes habituées aux expériences électro-chimiques, en raison des précautions à prendre pour assurer le succès des essais.
§ Vï. De la précipitation des métaux par d'autres
métaux,
569. La précipitation des métaux de leurs dissolutions par des métaux plus oxidables, est en partie une action chimique, en partie le résultat d'un phénomène électrique, dont nous devons parler ici en raison de son importance dans les analyses chimiques et même dans les arts.
Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que l'action d'un seul couple voltaïque sur un grand nombre de solutions métalliques, suffisait pour déterminer la précipitation du métal sur l'élément le moins oxidable de ce cou pie; cette précipitation s'opère également quand on plonge dans la solution un métal très-oxidable, tel que le zinc ou le fer. Dans ce cas, le métal , pendant
346 PRléCIPIT. DES MET. PAR d' AUTRES MET.
qu'il s'oxide et s'empare de l'acide qui est lini à l'autre métal, prend l'électricité négative et l'acide l'électricité positive ; le métal réduit se trouvant à 1 état positif, se précipite naturellement sur l'autre métal, d'où résulte ensuite un couple voltaïque, qui achève la précipitation du métal le moins oxidable. M. Dumas a présenté, dans le .tableau suivant, les sels dont les dissolutions sont irréductibles ou réductibles par d'autres métaux (i) :
S£LS dont
hM OISSOLUTIOirS
sont
lEAkOOCniLBS PAB X.Bt MÉTAUX.
SELS dont