‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 90 sur 127 · MÉTHODE POUR ESSAYER L OR ET L ARGENT · texte numérisé non relu

MÉTHODE POUR ESSAYER L OR ET L ARGENT

tt Maintenant veut-on savoir de deux morceaux d'or «celui qui renferme le plus de cuivre, on fixe chacun a d'eux à l'un des bouts du fil de platine qui commu- « nique avec le galvanomètre ; on plonge ensuite, «également et en même temps, ces deux morceaux dans « une capsule remplie d'acide nilnque; le sens du cou- « rant détermine alors où a été Taction chimique la « plus forte , et quel est l'or qui renferme le plus de « cuivre. »

Cinq ans après, M. OErstèd (i) a développé de nouveau ce principe, en se servant aussi du multiplicateur, dont les bouts du fil communiquaient avec les pièces d'essai, ce La différence plus ou moins grande dans Toxi- «dabilité dos deux métaux fait tourner plus ou moins d'aiguille, ce qui suit naturellement de la différente « force de l'émanation électrique. On parvient aussi à « connaître dans quel rapport se trouve l'oxidabilité de «deux métaux comparés l'un à l'autre.»

C'est précisément là le principe que nous avons posé plus haut.'

M. OErsted propose ensuite de prendre pour lames d'essai des lames d'argent de différents degrés de pureté, depuis l'argent le plus fin jusqu'au cuivre.

Quand on veut essayer une pièce d'argent , il propose de commencer par examiner l'intensité du courant qu'elle produit avec une des lames d'essai moyennes. A cet effet on joint la lame designée pour l'essai à l'un des fils du multiplicateur, et l'argent que l'on veut employer à l'autre bout; puis l'on met en contact la lame et la pièce, au moyen d'une substance poreuse pénétrée d'acide hydroclilorique : la déviation de l'aiguille indique aussitôt si l'argent qu'on essaie est plus ou moins pur que celui de la lame. S'il est plus pur, on fait l'essai avec la lame d'argent à là deniers; s'il est alors moins pur que l'argent de cette lame , on l'essaie avec la lame

(i) ÀDoal. de Ch. et de Phys*» t. xxxHf p. 247, i8s8.

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