CHAPITRE PREMIER
primitives des molécules, des polyèdres de cinquantequatre, de soixante-six et de quatre-vingts faces, qui représentent par conséquent les divers arrangements des atomes de tous les corps, dont le nombre est déterminé par Texpérience. Bien entendu que, suivant cette théorie, une combinaison n'est possible entre deux corps qy'autant que leurs particules en se réunissant forment un polyèdre symétrique ou régulier, compris dans le tableau annexé au Mémoire, dans lequel se trouvent développées les considérations que nous présentons ici. M. Ampère ne s'est pas borné à jeter en avant dés idées théoriques; il a montré dans plusieurs cas, que les résultats de l'expérience s'accordaient parfaitement avec la manière dont il conçoit l'arrangement des atomes dans les combinaisons. Nous renvoyons à son Mémoire rempli d'aperçus ingénieux pour toutes les applications relatives à sa théorie.
§ IV. Idées de M. Gaudin sur la structure intime
des corps inorganiques,
582. M. Gaudin, guidé par la considération mise en avant par M. Ampère et d'autres physiciens, que la plupart des propriétés physiques des corps dépendent seulement du nombre et du groupement de leurs atomes , a cherché à vérifier cette conjecture dans un grand nombre de cas, mais il a cru convenable de s'occuper d'abord de la forme des molécules des corps auxquelles M. Ampère a donné le nom de particules et qui sont formées de la réunion de plusieurs atomes. En conséquence, il s'est attaché à voir s'il n'était pas possible de représenter cette forme par des polyèdres moins compliqués que ceux qui ont été attribués par M. Ampère à ces mêmes particules, tout en évitant les demi-atomes. Suivant Jui, les atomes sont sphériques; ils ne se tiennent jamais en contact, et la distance qui les sépare varie en raison des oscillations qu'ils ne cessent de faire. Quand ils se groupent, ils se mettent tous en commun, de manière à satisfaire à la loi de symétrie.
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