CHAPITRE M
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§ I. flej Électroscopes et des Électromeires.
6. On a imaginé différents appareils pour reconnaître quand un cprbs possède une quantité plus ou nipiiis fortfî d'çleetricité fibre. Si cette quaptité est pon^îdëfable, rexpérîeiipe est facile, comme nous l'avons viï, mais il n'en est pas de même si elle est faible, Dans le premier cas, il suffit de Ijii présenter des corps légers, tels que de Ta boi^ssière, des narbe^ de plupie ou nneux encore uiie petite balle de moelle de sureau, ^uspen^ué à Textrémité d'un fil simple de cocon; s'il y a attraction, puis rMulsion, oi^ peut être assuré que le corps est électrise. Dans le second , il faut avoir recours à dès appareils particuliers, auxquels on a donné le nom d'électroscopes. Ceux dont on fait usage le plus ordinairement sont formés i° de deux brins de paille suspendus parallèlement l'un à l'autre, le plus près possible, à deux petits anneaux mobiles de fil de mêlai, fixés a line tige métallique terminée par un bouton arrondi (fig. 2); a" de deux fils de métal très-fins, terminés par deux petites balles de sureau, et suspendus comme les deux brins de paille; 3** de deux lames d'or battu très-minces, suspendues parallèlement l'une à l'autre, coïncidant dans toutes leurs parties, et dont une de leurs extrémités est fixée dans une pince qui communique également à la tige métaljique (fig. 3).
Dès l'instant que cette tige reçoit une petite quantité
ro DES ÉLEGTROSCOPES ET DES ÉLEGTROMÈTRES.
de lui laisser toute son élasticité. Ce fil devant avoir une certaine longueur, on l'enferme dans un cylindre dq verre creux, au haut duauel est placé un tambour divisé qui Courue avec frottement autour du cylindre , et au centre duquel s'ajuste d'une manière mobile l$i tige ou pince qui sert à retenir le fil. Un index est soudé à la partie fixe de la douille autour de Is^quelle se meut le, tambour, comme l'indique la fig. 7. Veut-on tordre le ^1 d'un certain nombre de defff es, on tourne convenablement le tambour, après avoir mis préalablement le zéro de féchelle vis-à-vis de l'index. La pince pouvant toiirner aussi indépendamment du tambour, on place ofi Ton ^ut le disque de clinquant. Pour mesurer les écarts dé Taiguille de gomme laque, quand on lui présente up corps électrise disposé comme 1 indique la Çgure, on plac^ à Ja même hauteur, sur la cage, une échelle divisée ei^ degrés; mais comme les cjoclies cylindrique^ ne sont jamais bien calibrées, on leur substitue des cages carrée^. Telle est la construction de [la balance électrique oii de torsion , dite de Coulomb. Plus leis forces que 1 on veut comparer sont petites, plus il faut donner do sensibilité à l'appareil et plus aussi il fijut employer des fils longs et fins, attendu que, suivant le$ expériences dé' Coulomb, la force de torsion est en raison inverse des longueurs des fils çt proportionnelle aux quatrièmes puissances de leurs épaissseurs. Les fils longs ont aussi l'avantage de pouvoir se tordre d'un grand nombre de degrés sans perdre sensiblement leur élasticité. Pour s'assurer si les fils n'ont pas perdu de leur élasticité après plusieurs expériences, il faut que l'aiguille de gomme laque revienne exactement dans sa position primitive quand l'aiguille du micromètre est ramenée à zéro. Nous verrons plus loin l'usage de cette balance, qui repose sur ce principe, que la réaction de torsion est exactement proportionnelle à l'angle de torsion. Coulomb dans l'emploi qu'il en a fait compare les forces électriques aux forces de torsion^ qui sont toujours proportionnelles aux angles de torsion.