‹ Traité complet du magnétismeChapitre 9 sur 192 · CHAPITRE II. II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. II

8. Tous ces çlectroscopes , sans en excepter celui dç oulomb , sont insuffisants quand il s'agit de rendre insible une électricité dont la tension est excessivement Ç^^tite et qui émane d'une source fonctionnant continuellement. Il est nécessaire préalablement de raccunniler ^ti quantité suffisante pour que son effet soit sensible* On ajoute alors à Télectroscôpe deux plateaux en laiton, appelés condensateurs, qui sont dressés avec soin au tour, pour que les deux surfaces que Ton met eq contact coïncident aussi parfaitement que possible. Ces surfaces sont recouvertes dé plusieurs couches de vernis à la gomme laqup appliquées à chaud ; l'un des plateaux est vissé à la tige de métal à la place du boutoq fig. 3, et 1^ plateau supérieur porte à son centre un manche isolant par lequel on le prend. Le premier est appelé collecteur, parce qu'il est destiné à recevoir l'électricité de 1a source d'où elle émane. On est dans Tusage de recouvrir aussi de vernis les autres parties du plateau, excepté celles oui servent à établir la communication avec la source d électricité et le réservoir commun. Les plateaux en laiton ne doivent pas être employés dans les expériences délicates, parcç qu'il est impossible de se garantir des effets électro-chimiques; il faut leur substituer des plateaux de cuivre plaqués en or, ou bien des plateaux en verrcj doré : on est alors assuré que la réaction des liquide^ sur le métal né peut troubler les effets que l'on veut observer. Quelquefois on enveloppe la cloche d'une aur tre, pour empêcher qu'elle ne se recouvre d'une couche d'eau hygrométrique ; mais ce qu'il y a de mieux à faire est de placer l'électroscope condensateur dans ^ne cage vitrée, dont l'étendue soit suffisante pouf que Ton puisse expérimenter sans difficulté; en y plaçant de la chaux vive, on évite a'ue l'air humide n'enlève l'électricité à la source qui la produit , avantage que l'on n'a pas quand on se borne à environner la cloche de l'électroscope d'une cage carrée reposant sur la même base.

Le diamètre des plateaux varie depuis 4 pouces jusqu'à 8 ou lo; on peut leur donner de plus grandes

fO DES lÊLECTROSCOPES ET DES ÉLECTROMÈTRES.

de lui laisser toute son élasticité. Ce fil devant avoir une certaine longueur, on l'enferme dans un cylindre dq verre creux, au haut duauel est placé un tambour divisé qui tourne avec frottement autour du cylindre , et au centre duquel s'ajuste d'une manière mobile I$i tige ou pince qui sert à retenir le fil. Un index est soudé à la partie fixe de la douille autour de laquelle se meut le. tambour, comme l'indique la fig. 7. Veut-on tordre le ^1 d'un certain nombre de defffés, on tourne convenablement le tambour, après avoir mis préalablement le zéro de l'échelle vis-à-vis de l'index. La pince pouvant tourner aussi indépendamment du tambour, on place où l*on ^ut le disque de clinquant. Pour mesurer les écarts dé Taigiiille de gomme laque, quand on lui présente un corps électrlse disposé comme 1 indique la figure, on placé à |a même hauteur, sur la cage, une échelle divisée en degrés; mais comme les cjoches cylindrique3 ne sont jamais bien calibrées, ou leur substitue des cages carrée§. Telle est la construction de [la balance électrique oii de torsion , dite de Coulomb. Plus les forces que l'on veut comparer sont petites, plus il faut donner do sensibilité à l'appareil et plus aussi il fijut employer des fils longs et fins, attendu que, suivant le$ expériences de' Coulomb, la force de torsion est en raison inverse des longueurs des fils çt proportionnelle aux quatrièmes buissances de leurs epaissseurs. Les fils longs ont aussi l'avantage de pouvoir se tordre d'un grand nombre de degrés sans perdre sensiblement leur élasticité. Pour s'assurer si les fils n'ont pas perdu de leur élasticité après plusieurs expériences, il faut que l'aiguille de gomme laque revienne exactement dans sa position primitive quand l'aiguille du micromètre est ramenée à zéro. Nous verrons plus loin l'usage de cette balance, qui repose sur ce principe, que la réaction de torsion est exactement proportionnelle à l'angle de torsion. Coulomb dans l'emploi qu'il en a fait compare les forces électriques aux forces de torsion, qui sont toujours proportionnelles aux angles de torsion.

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