‹ Traité complet du magnétismeChapitre 105 sur 192 · CHAPITRE PREMIER. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. a

un corps magnétique et un corps aimanté; le premier est attiré également en tous ses points par le même pôle, tandis que l'autre e3t attiré d'un coté et repoussé de l'autre. Le nickel et le cobalt, dans le plus grand état de pureté oii Ion puisse les obtenir, jouissent de la propriété, non-seulement d'être attirés par un aimant, mais encore d'acquérir la propriété polaire, lorsque l'on y fait naître une force coercitive en les combinant en certaines proportions avec du charbon, du phosphore, du soufre ou de ré tain.

On a cherché, à plusieurs reprises, à former des ai- . niants avec des pâtes magnétiques formées de deutoxide de fer, ou de poussière de fer, mêlé avec des corps gras, tels que de l'huile de lin. Cette pâte, séchée à une douce chaleur pour éviter qu'elle n'éclate, finit par acquérir assez de dureté. Les premiers essais de ce genre sont dus à Rnight (i). Ingenhouz a construit aussi de ces Sifflants ; le corps gras était du fromage mêlé avec de la chaux vive réduite en poi,idre très-fine. Ij a trouvé ^ue les aimants préparés avec de la poudre d'aimant avaient plus de force que ceux qui étaient faits avec de 'a poudre de fer, et que l'on pouvait faire naître dans ^^Ur masse autant de pôles que l'on voulait, par le simple contact d'un barreau aimanté.

(i) Phil. Transact., t. lxix, p. 5i.

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