‹ Traité complet du magnétismeChapitre 109 sur 192 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

tion horizontale , quelle que soit l'agitation du vaisseau.

Les figures 69 et' 70 (i) représentent une vue et uue coupe de cet instrument.

bb\ bords de la boîte dont le fond est en ff;

v, verre qui la ferme;

/?, pivot qui peut être élevé ou abaissé au moyen de la vis <p;

gg^', aiguille dont la chape est en c;

Tr\ feuille mince de papier doublée d'une feuille de talc ou de quelque autre substance légère et rigide. Ces feuilles forment ce qu'on appelle la rose des vents; elles sont attachées ou collées à l'aiguille pour se mouvoir avec elle. La rose est un cercle dont le centre est dans la verticale du pivot , et dont la circonférence porte à la fois des divisions en degrés et les signes des vents.

pp\ deux pinnules, la première ayant une fente W)itej et la seconde, une large fente au milieu de laquelle on suspend un petit fil à plomb.

M, miroir à faces bien parallèles, incliné de 55**, ayant à peu près la largeur de la pinnule oculaire^. La petite bande du miroir qui correspond à la fente de cette pinnule est désétamée dans sa partie supérieure 'iculenfient, pour que l'observateur puisse, au travers de « glace, viser au fil de la pinnule p\

0, position de l'œil au moment de l'observation. Au

ïDoyen des deux pinnules , on vise à un astre ou à un

^^^t situé dans Thorizon, ou élevé de i5 ou 20**. En

^nie temps on voit par réflexion, sur le miroir, en i

^^e portion de la ligne de foi f qui est peinte en noir

*^** lé bord intérieur de la boîte, et en i' la division

^ *a rose qui se trouve vis-à-vis de la ligne de foi, c'est-

V^ire, dans le plan vertical du pivot et des fentes des

^"iliules.

\^) Pouillet. Éléments de physique, t. 1*% p. 463.

!l68 DES BOUSSOLES.

De cette manière , on connaît d'un seul coup d'œ Tangle de l'aiguille ou du méridien magnétique ave le plan vertical de l'astre ou de l'objet. Il reste à détei miner par les moyens connus l'angle de ce dernic plan avec le méridien astronomique du lieu , pour e déduire la déclinaison. Tout l'instrument est porté sa ^une traverse, qui se visse au moyen de la plaque F sur un pied où elle peut tourner librement. Un cei cle fixe ce est porté sur cette traverse; un cercle ii térîeur ce' repose sur le premier et tourne sur l'ai XX' ; enfin la boîte elle-même est portée par ce cerd mobile, et tourne sur lui, au moyen de l'axe ZZ' qi est perpendiculaire à XX'. C'est par ces deux meuve ments rectangulaires que la boîte conserve son hori zontalité; ils constituent ce qu'on appelle la siispensim de cardan, .

i63. Maintenant que nous savons qu'une aiguille ai mantée, librement suspendue, se place toujours dans un direction déterminée, en vertu de l'action de la terre il s'agit de voir ce qui se passe quand on lui présenta à une certaine distance l'un des pôles d'un barreau ai* mante, capable d'exercer sur elle une action plus forb que celle de la terre; elle quitte sur-le-champ sa po sition d'équilibre pour lui présenter le pôle de non contraii*e et en prendre une nouvelle, dans laquelle ell revient quand on l'eu écarte , après avoir effectué w certain nombre d'oscillations.

L'action de la terre sur une aiguille de boussol étant semblable à celle qu'exerce sur celle-ci un aiman* on considère donc le globe comme un aimant dont \k pôles seraient très-rapprochés des pôles de rotation.

Il résulte de là , qu'en considérant le globe terresti comme un aimant, le pôle nord ou boréal d'une aiguil appartient réellement à la moitié de l'aiguille où i trouve le magnétisme austral , et le pôle austral à cel où réside le magnétisme boréal ; mais comme cette d nomination est généralement adoptée , nous ne la chai gérons pas.

CHAI^ITtiE II. nSg

Le globe étant un aimant, nous devons chei*cher les moyens de déterminer la résultante des actions qu'il exerce en général sur une aiguille de boussole.

.Or, il faut trois éléments pour constituer une force, la direction , Tintensité et le point d'application. L'aiguille horizontale nous donne bien la trace du plan ver- ■ tical dans lequel se trouve la résultante des forces magnétiques du globe ; mais quelle est sa direction dans ce plan? Pour la trouver , il faut disposer un appareil qui permette à l'aiguille de se mouvoir librement dans ce plan : l'angle que forme cette direction avec la verticale, et qui n'est pas le même pour tous les lieux de la terre , se nomme inclinaison magnétique , et l'appareil destiné à le trouver, boussole d'inclinaison.

Nous allons encore donner, d'après M. Pouillet, la descriptfon de cette boussole.

164. La fig. 71 représente l'aiguille d'inclinaison gg' vue sur sa largeur, et la fig. 72 la représente vue sur son épaisseur. Les sections Sj /, s" donnent une idée de la forme.

EE' est une sorte de virole ou d'anneau en cuivre, (|ui s'ajuste à frottement très-dur vers le milieu de la longueur de l'aiguille; il porte un axe en cuivre ce' , terminé par de petits cylindres d'acier poli a^a' qui ferment l'axe de rotation. L'axe mathématique de ces deux cylindres a a' doit passer par le centre de gravité de l'aiguille. On essaie d'atteindre cette condition , ou du moins d'en approcher le plus possible, en plaçant laODeau convenablement et en faisant mouvoir les vis «térales vv'j fig. 72.

ItViguille est-en place, fig. 7^ ; le rectangle sur le- ^H^l elle repose est une pièce importante de la boussole. On le voit plus en grand et avec plus de détails dans * ^gurc 74, qui ne contient que l'un de ses côtés. Il ^ Compose d'une traverse fixe TT', qui porte le cou- *^U d'agate/?^', et d'une autre traverse MM' mobile ***tour de l'axe A. Celle-ci porte une fourchette/*, qui ^^Ulève l'axe de l'aiguille quand on ne veut plus qu'elle

a^O BES BOUSSOLES.

repose sur le couteau d'agate , et d'une pièce d'arrêt R qui empêche l'axe de glisser sur la fourchette. Cet ajustement est combiné pour que l'axe de l'aiguille se trouve exactement au centre du limbe d'inclinaison LL' (6gure •^3 ), et perpendiculaire à son plan dès qu'on abaisse la fourchette pour commencer l'observation.

Le limbe hV repose perpendiculairement sur une plaque solide PP', qui porte aussi les montants du rectangle , une cage en verre CC et un niveau NN'. Tout ce système est mobile autour d'un axe vertical XX' qui passe par le centre du cercle LL', et par conséquent par le centre de gravité de l'aiguille. Un nonius nn^ attaché à la plaque PP', parcourt le cercle azimuthal 231 pour marquer à chaque instant sur ce plan les anglei décrits par le limbe vertical.

Pour observer l'inclinaison magnétique dans un lieu^ on place le limbe vertical dans le plan du méridien magnétique , et après quelques oscillations , l'aiguilb vient se placer dans la direction de la ligne d'incliDai" son. On corrige les erreurs relatives à l'irrégularité de l'aimantation et à l'excentricité du centre de gravite en retournant les faces de l'aiguille sans renverser les pôlei; puis l'on fait deux autres observations^ en renversant les pôles de l'aiguille au moyen d'une nouvelle aiman* tation. La moyenne de ces quatre observations donne les résultats cherchés.

L'aiguille de déclinaison , dans tous les lieux de U terre, est sujette à plusieurs genres de variations, qui la font sortir de sa position ordinaire d'équilibre. ÔBt variations sont diurnes, annuelles ou brusques, sdûOi qu'elles ont lieu toutes les vingt-quatre heures, tous les ans ou accidentellement ; mais leur amplitude , surtout celles des deux premières, ne s'élevant pas au-delà de a5', il faut pour les observer des boussoles ^utrtf que celles dont nous venons de donner la description» Les appareils qui servent à cet usage se nomment bou9' soles de variation ; toutes les pièces de métal qui s'y trouvent sont en cuivre rouge. Yoici la description qiie

GHAPITBE II. 271

IPouillet a donnée d'une de ces boussoles ( fig. ^5) :

t65. MM', table de marbre blanc, sur laquelle repoent les colonnes et la boîte de l'instrument.

LL', colonnes pour la suspension.

L,L', colonnes pour le premier microscope.

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