CHAPITRE V. 3o
.verticale RR de bois, de 3 ou 4 inillîmètres d'épaisseur , de manière que l'une des extrémités de l'aiguille, l'extrémité Al par exemple, vienne s'y appliquer lorsque le fil est sans torsion ; de l'autre côté de la règle on fait descendre verticalement, dans une rainure faite sur la surface, un second fil d'acier semblable au premier et aimanté de même , de sorte que le pôle A' corresponde au pôle A.
L'aiguille mobile est d'abord chassée, mais on la ramène au contact avec la surface de la règle en tordant convenablement le fil de suspension. Voici ce qui se passe : les deux fils se croisant à angle droit , tous les points qui se trouvent à une certaine dislance du point de croisement ne contribuent que très-peu à la répulsion , en raison de l'obliquité de leur direction ; il en résulte que les quantités de magnétisme qui concourent à cette répulsion sont celles qui se trouvent de part et d'autre du point de croisement sur les deux aiguilles, jusqu'à une distance de 4 ou 5 millimètres ; mais le point qui est au croisement est celui qui agit avec le plus d'efficacité. Si donc Ton présente successivement tous les points du fil vertical aux mêmes points du fil ab^ dont l'action reste constante, les forces de torsion, qu'il est nécessaire d'employer pour maintenir l'aiguille dans le méridien magnétique , serviront à mesurer d'une manière rapprochée l'intensité du magnétisme libre du point du fil vertical qui se trouve au croisement. C'est par ce moyen que Coulomb est parvenu à reconnaître que le magnétisme libre est réuni presque en entier sur les huit premiers centimètres du fil , à partir des extrémités. Si l'on eût mis en présence les pôles de même nom, la mesure du magnétisme au point de croisement aurait été représentée par la force de torsion nécessaire pour faire sortir le fil mobile du méridien magnétique.
On est danà l'usage de représenter géométriquement les quantités de magnétisme libre d'une aiguille par les ordonnées d'une courbe, dont les distances de chaque
a 88 LOIS DKS ATTtlACt. Et RÉPUL. MAGiriT.
Distance. Intensité de la force.
4 pouces 1 456.
8 pouces 33i.
1 6 pouces 79.
Ces trois nombres sont à peu près en raison invene du carré des distances. Ainsi il est bien démontré que l'action attractive du fluide magnétique est bien en raison inverse du carré de la distance. On peut démootrer de la même manière que l'action répulsive suit le même rapport.
1 76. La deuxième méthode pour déterminer la loi des attractions et répulsions magnétiques exige l'emploi de la balance magnétique déjà décrite fig. 7-7 et 78, et pour la construction de laquelle nous allons encore ajouter quelques détails. On prend une boîte carrée de 3 pieds de coté et de 18 pouces de hauteur, dont les planches sont jointes par des chevilles de bois. A 9 poQ* ces au-dessus du fond est placé un cercle horizontal de bois ou de cuivre, de a, pieds lo pouces de diamètre, divisé en degrés. Sur la boîte est placée une traverse AB, qui porte à son milieu une tige creuse cd^ de 3o pouces de longueur, terminée en d par un micromètre de torsion ; la pince de ce micromètre saisit l'extrémité supérieure d'un fil de cuivre jaune , à l'autre extrémité duquel est adapté un anneau de cuivre destiné à porter l'aiguille d'acier.
Avant de commencer l'expérience, on voit si, lorsque la torsion du fil est nulle, l'aiguille aimantée se place naturellement dans le méridien magnétique ; c'est ce dont on s'assure en substituante cette aiguille une autre' aiguille de cuivre de même dimension que l'autre, qui reste dans le plan du méridien magnétique, en vertu de la force de torsion du fil. On place la boîte de manière que la direction du n'iéridien magnétique communique aux divisions zéro et 180 du cercle horizontal. Voie* les résultats que Coulomb a obtenus dans une de ses expériences :