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la feuille d'or à une distance de a ou 3 mètres. L'état ^lectrique de la main ou des cheveux exerce aussi une ^tifluence jusqu'à une certaine distance; aussi est-on obligé de s'en garantir pour ne pas être induit en erreur.
On a reproché à cet appareil de donner des indica- ^ODS irrégulières, eu raison de son extrême sensibilité. Oela est vrai quand on opère avec des plateaux de cui- 'Vre, parce qu'il y a alors une réaction sur ce métal de la part des liquides qui adhèrent aux doigts , laquelle broduit un dégagement d'électricité qui peut troubler I«s résultats; mais, quand les plateaux sont d'or ou ^e cuivre doré, on n'a pas à craindre de semblables effets.
La sensibilité d'un électroscope condensateur dépend en grande partie de l'isolement du plateau inférieur par rapport à la cloche de verre, qui donne toujours
Ï>lus ou moins écoulement à l'électricité, 'en raison de a couche d'eau hygrométrique qui se dépose sur sa surface ; pour obvier à cet inconvénient , on a adopté un Tnode d'isolement qui permet d'opérer, même lorsque la cloche est humide. Voici en quoi il consiste (fig. lo). TT est un tube de verre recouvert intérieurement et extérieurement de plusieurs couches de vernis à la gomme laque , et dans lequel passe la tige du condensateur , laquelle est assujélie sur^a paroi intérieure, au moyen d'un bouchon de gomme laque bb ^ appliquée dessus à chaud. A la partie supérieure de la tige ou visse une petite cloche en métal, qui recouvre, le plus près possible sans la toucher, la surface du tube; il résulte de là que Tair, quand bien même il serait humide, ne cir* culant que très- lentement entre le tube et la cloche, ne dépose que difHcilement dans l'intérieur la vapeur d'eau dont il est chargé, de sorte que l'isolement dure pendant assez long-temps.
Pour se servir de Télectroscope condensateur, il suffit de mettre en communication le plateau inférieur du condensateur avec la source qui fournit l'électricité, et de toucher le plateau supérieur avec le doigt mouillé.
lA I>ES ELECTROSCOPES ET DES lÊLECTROMETHES.
L'électricité qui arrive ne pouvant traverser la coiichô de vernis, décompose l'électricité naturelle du plateau supérieur, attire celle de nom contraire, et repQUSse Fàutre. Ces actions continuent jusqu'à ce qu'il y ait équilibre entre les forces attractives et répulsives. Si l'on enlève alors le plateau supérieur, on rend libre sur le plateau inférieur l'électricité qui y était dissimulée^ctsou action se manifeste aussitôt sur l'électroscope*
Quand la main de l'expérimentateur est naturellement sèche, il ne doit pas se borner à mouiller le jout du dp^gt, il faut encore qu'il se la lave avec dé eau distillée, car je me suis aperçu bien des fois que 'absence de résultats dans l'appareil provenait de Ce gue la peau de ma main, qui était très-sèche, ne donnait pas écoulement à l'électricité.
. L'expérîmenlaleur doit encore tenir compte des effets électriques qui peuvent avoir lieu dans la réaction de Teau dont il imprègne ses doigts sur les liquides qui suintent par les pores de la peau; car, dans quelques circonstances , il y a une réaction chimique qui donne lieii à des effets électriques appréciables.
lo, On a imaginé d'autres instruments auxquels on a donné le nom d'électroniètres, pour juger approximativement de la charge d'une machine ou d'une batterie électrique.
Le premier est l'électromètre de Henley, ou à cadran, dont on se sert toutes les fois qu'il s'agit d'estimer des charges considérables (fig. 1 1 ); il consiste eli une tige arrondie d'une matière conductrice, longue d'environ y pouces et terminée par une boule; immédiatement audessous est fixé un demi-cercle d'ivoire, dont le centre porte un axe autour duquel se meut librement une aiguille légère, de 4 pouces environ de long, et portant à son extrémité inférieure une petite balle de sureau. Celte aiguijle peut parcourir avec une grande facilité une demi-circonférence , divisée pour que Ton puisse estimer les écarts. Dans les cas ordinaires, l'aiguille est dans la direction de la verticale, mais dès rinstant que l'appareil
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^St électrisé, la balle s'écarte de la tige et l'index s'en pi oigne plus bu moins, en raison de la tension de l'é- 1 ^ctripilé.
L'électçomètre de Lane est construit sur un principe ^ifféreqt au précédent. îl consiste en deux boules d'égalé f^îmension, dont l'une communique avec l'intérieur d'une ^tDuteilIe électrique, et la seconde est isolée et opposée ^ la première, comme l'indique lafig. 12. Ces deux boules ï>^uvent être mises en contact, ou placées à une distancé ^étenninée. De plus, la boule isolée est en communication avec la surface extérieure au moyen d'un fil de ïtiétal. Qband on veut juger de la force de la charge, oa approche plus ou moins les deux boules pour savoir a <}uelle distance s'opère la décharge : on doit, avant dé s en servir, nettoyer parfaitement ces boules, attendu que les corpuscules qui adhèrent aux surfaces facilitent la décharge en diminuant la distance.
§ it. Des Multiplicateurs électriques.
II. Lorsque l'on veut constater la présence de faibles courants électriques, on emploie des appareils auxquels on a donné le nom de galvanomètres ou de multiplicateurs, ^us allons faire connaître ceux qui jusqu'ici ont été regardés comme les plus sensibles. Leur construction repose sur la propriété dont jouit le fluide électrique, quand il parcourt un fil de métal, de réagir sur une aiguille aimantée, librement suspendue, de telle manière qde si le El , se trouvant dans le plan du méridien magnétique, est placé au-dessus ou au-dessous de l'aiguille, celleci est déviée à droite bu à gauche, dans une direction perpendiculaire au fil , suivant le sens du courant. Si aonc on plie le fil , de manière à le faire revenir au-dessus de l'aiguille, elle éprouve de chacune des circonvolutions une action qui tend h la diriger dans le même sens, de sorte que l'impulsion reçue est double de celle qui aurait été produite par le fil rectiligne. En continuant ainsi à
l6 DES MULTIPLICATEURS ÉLECTRIQUES.
replier le fil sur lui-même , on multiplie l'action du cou" rant sur l'aiguille. De là le nom de multiplicateur électrique donnéà cet appareil. Le fil, qui est entouré de soie pour éviter la communication directe d'une circonvolution à l'autre, est enroulé autour d'un châssis en bois dans Tintérieur duquel est suspendue une aiguille aimantée. La construction de cet appareil varie suivant la source qui produit les courants que l'on veut observer; tantôt le multiplicateur est à fil très-long et à petit diamètre , tantôt il est à fil court et d'un diamètre d'un millimètre à un demimillimètre. Pour les distinguer, nous les appellerons, l'un, multiplicateur électro -chimique ou à long fil, l'autre , multiplicateur thermo-électrique ou à fil court. Quand l'aiguille aimantée est dérangée de sa position d'équilibre par l'action d'un courant , elle tend à y revenir par suite de l'action de la terre. Pour neutraliser cette action , on présente à l'un des pôles de l'aiguille , à une certaine distance, le pôle opposé d'un barreau aimanté, ou bien on place au-dessous de l'aiguille une autre aiguille, les pôles inverses en regard; mais aucun de ces moyens ne remplit aussi complètement le but qu'on se propose que deux aiguilles aimantées, aussi' identiques que possible, sous le rapport de la nature de l'acier, de l.eur construction et de leur aimantation, et que l'on fixe dans une direction parallèle, les pôles inverses en regard, aux deux extrémités d'une paille ou d'une autre tige légère, l'une des aiguilles est placée dans l'intérieur du châssis et l'autre en dehors. Ce système étant suspendu à un fil de cocon par un des bouts de la tige, n'obéit que faiblement à l'action du magnétisme terrestre, qui n'exercerait dessus aucune influence, si l'identité des deux aiguilles était parfaite; mais comme cette condition ne peut être remplie, il ne lui reste plus qu'une force directrice très-faible. Cette disposition est due à M. Nobili.
Je vais donner ici la description complète de deux galvanomètres très-sensibles, l'un à fil long et l'autre à fil court.