‹ Traité complet du magnétismeChapitre 133 sur 192 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

La 2«

série.

INTENSITÉ finale de l'aiguille.

M. Quetelet a trouvé que les valeurs moyennes des dernières séries d'observations pouvaient être représentées par la formule

pour les séries d'ordre impair, et par

i=4,î vi —

pour les sérieis d'ordre pair, i étant l'intensité cherchée *t X le nombre de frictions.

On peut consulter son Mémoire (i), pour voir les diverses applications qu'il a faites de cette formule, relativement aux relations qui existent entre la force des ^^freaux qu'on aimante et celle des barreaux qui ser- ^ent à l'aimantation.

lï'ous avons vu (182) que Coulomb a reconnu, par

^'^Orses expériences , que si l'on aimante à saturation

^Ux aiguilles de même nature, dont les dimensions

^**t homologues, les moments des forces directrices sont

^^t*e eux comme les cubes des dimensions homologues.

C^) Annal, de Ch. et de Phys., t. lui, p. ao5.

334 1)£S AIGUILLBS AIMANTJÎES.

M. Qiietelet s'est occupé de nouveau de cette question. II n'est pas d'abord arrivé au même résultat, puisqu'il a trouvé que les barreaux aimantés , qu'il a soumis à Texpérience, avaient reçu des forces dont les moments étaient comme les carrés de leurs dimensions homolo* gués; mais il pense que cette discordance peut tenir à la différence de l'acier employé. Il suffit, ajoute-t-il, de supposer que les barreaux glissants communiquent aux barreaux frictionnés, de même dimension et de même nature des forces dont les moments sont égaux, pour accorder les résultats de Coulomb et les siens. Nous ne pouvons suivre ici cette discussion , nous renvoyons en conséquence au Mémoire de M. Quetelet(i).

§ V. Des aiguilles aimantées y de leurs formes^ de leurs dimensions et de leur trempe.

200. La question relative à la meilleure forme à donner aux aiguilles aimantées et au degré de trempe nécessaire pour leur procurer le plus fort magnétisme possible, est de la plus haute importance pour les observations du magnétisme terrestre ; aussi la traiterons-nous avec des développements suffisants.

L'expérience (2) a prouvé à Coulomb qu'à même longueur, même poids et même épaisseur, une lame taillée en flèche (fig. 91) avait un momentum magnétique plus grand qu'un parallélogramme rectangle; voici les expériences qu'il a faites à ce sujet :

Dans une lame d'acier, il coupa trois aiguilles de six poucesdelongueurchacune; la première avait la formed'utf parallélogramme rectangle de 9 lignes \ de large et pesait 382 grains; la seconde, de même forme, avait 4 lign^ 4 de large et pesait 191 grains; la troisième, taillée eu flèche, avait à son milieu 9 lignes ~ de large et pesait comme la deuxième 191 grains.

(i) Annal. de-Ch. et de Phys. , t. lui, p. 276. (2) Mémoires de l'Acad. des sc.^ 1789, p. 493.

ois aiguilles, ayant été trempées au rouge blanc,

mantées à saturation, puis suspendues dans la

magnétique,

emière a été retenue à 3o degrés du méridien

jue par une force de torsion

égale à 85 degrés.

onde exigeait une force égale à 49 isième. . . . . , 53

quilles recuites à consistance d'un ressort violet lé pour

îmière 1 1 8 degrés.

onde ., 65

isième . .- 68

aiguilles recuites couleur d'eau :

ornière 1 26 degrés.

îonde . 4 68

isieme 5

aiguilles recuites à un degré de chaleur rouge

îmière 1 34 degrés.

onde 70

isième , 79

pruilles roupies à blanc et refroidies lentement é à peu près le même résultat que lorsqu'elles empées rouge blanc.

sultats montrent que dans les lames, l'état de 'ès-roide est celui qui leur donne le moins de me; que depuis Télat de la plus forte trempe, tisme des lames va toujours en augmentant > les degrés de recuit, jusqu'à ce que ce recuit rouge très-sombre. Le magnétisme diminue enusure que la lame est recuite à un plus grand chaleur. Ces résultats montrent encore que lames de même épaisseur et de même poids,

336 Des aiguilles AiHktxriBSj etc.

celles qui sont taillées en flèche ont un moment ma^ gaélique un peu plus grand que les aiguilles parallèles grammatiques.

Coulomb a fait plusieurs séries d'expériences sur 1 force magnétique des lames, eu égard à leur longuei^r

Lies lames qu'il a soumises à Texpérience étaient d'vij^ acier très-pur^ et avaient 3 lignes de large, sur une longueur depuis i6 pouces jusqu'à 4 pouces ; il a cherché le temps que chacune d'elles employait à faire ao oscii/.

Celle de i6 pouces mettait 23 1 secondes.

lo V i54

Des lames de même longueur, mais de 8 lignes de large, ont donné, pour le temps de 20 oscillations :

Celle de 16 pouces 264'

Une lame de 12 pouces de long et de 3 lignes de large ayant exécuté 20 oscillations en 180" , et une lame de 4 pouces 20 oscillations en 80^, la différence du temps pour 20 oscillations dans ces deux lames est de 100. Des expériences faites avec d'autres lames, dont la largeur n'était pas la même , lui ont montré qu'une diminution égale dans les longueurs donne à peu près ; la même diminution dans le temps des oscillations; ainsi la largeur des lames n'influe que très-peu sur cette diminution; le temps des oscillations décroît, à peu de chose près, proportionnellement aux diminutions des lames, et le temps total des oscillations est plus grand, épaisseur et longueur égales , pour des lames larges (p^ pour des lames étroites.

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