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CHAPITRE II

a6i. Dans les expériences précédentes, toutes les décharges, les plus faibles comme les plus fortes, étaient tirées de la même batterie , et l'on supposait qu'à des décharges égales correspondaient les mêmes tensions ; mais si l'on donne aux surfaces électrisées des étendues très-différentes et de plus en plus petites, à mesure que pour des charges égales la tension est plus élevée , on trouve que les maxima d'intensité jnagnétique pour la même héltice ont moins de valeur.

M. Arago ayant trouvé que dans l'intérieur d'une hélice , des aiguilles semblables sont également aimantées, M. Savary a soumis à l'expérience les différentes parties d'une, même aiguille , pour déterminer les effets dus à la différence de longueur. Il prit à cet effet des aiguilles de même trempe et de même diamètre , mais de trois longueurs, i millim., 10 millim. et 5 millim. ; à chaque décharge, trois nouvelles aiguilles de différentes longueurs furent placées dans l'hélice; après l'aimantation, on les fit osciller, puis les aiguilles moyennes furent bi-isées en deux, celles de i5 millimètres en trois parties égales, et l'on fit osciller ces fragments qui étaient égaux aux plus petites aiguilles.

Le même physicien a observé que les fragments égaux d'une même aiguille étaient toujours aimantés également, et dans le même sens que celui de l'aiguille entière.

Dans le tableau suivant, les nombres indiquent la durée moyenne des durées presque égales qu'on obtient en Élisant osciller successivement les fragments d'une même aiguille.

456 DE L'AIHANTATIOir PAR LES DliCHAKG. itLEC

En comparant deux cylindres d'étain de trois millim. d'épaisseur 9 l'un de 65 millim., et l'autre de loo de longueur, leurs actions pour une faible décharge ont été dans le rapport de 3 à i ; ce fait montre qu'il doit exister entre la longueur et l'épaisseur d'un cylindre métallique une certaine relation, afin que son influence soit la plus grande possible pour une décharge donnée.

En changeant la nature de la substance isolante qui sépare l'hélice de l'enveloppe métallique, et donnant/à cette enveloppe, dans l'intérieur de l'hélice, une position quelconque, pourvu que les axes de figure restent parallèles , on ne modifie pas pour cela l'action de l'aiguille. Si l'on multiplie concentriquement autour de l'aiguille les alternatives de couches conductrices et non conductrices, l'action des premières n'est pas sensiblement changée, par suite de leur isolement. Des enveloppes trèsépaisses de limailles fines , égales en poids à des cylindres de ces métaux qui détruisent l'action des décharges, sont sans effet pour s'opposer à cette action.

Si dans un tube de verre rempli de mercure on place parallèlement à l'axe, à diverses distances de la surface, depuis la circonférence jusqu'au centre, diverses aiguilles, et qu'on les compare à une aiguille soumise à la même décharge, dans la même hélice, on trouve d'abord un accroissement graduel d'intensité, un maximum, puis une diminution qui va jusqu'au centre. Quand la charge est faible , ou que l'enveloppe est assez épaisse , on trouve qu'il y a un certain rayon pour lequel la somme des actions du métal est nulle.

Voici les résultats que M. Savary a obtenus en plaçant des aiguilles de a cent, de longueur, etdeo,mèlre5 de diamètre, à diverses distances de la surface métallique dans un tube de verre de lo millim. de rayon intérieur rempli de mercure.

Distance à la surface extérieure du liquide, i,mil.5; 2, rail. o; a, m. 8; 4n^»o? 6m.o;iom.o. Durée de 4o oscillations.

a8", 9; a8", 8 ; ug", i ; 3o", 8 ; 49", » ; i', "",7.

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