CHAPITRE n
Il est à remarquer qu'une aiguille semblable aux précédentes, aimantée sans l'intermédiaire du mercure, faisait le même nombre d'oscillations en i\^g'\3.
Les métaux qui ont été essayés en cylindres très-épais, sont, le fer, le cuivre, l'étain et le mercure; ils exercent des actions qui vont en décroissant; quant aux con« ducteurs liquides, tels que les acides nitrique et sulfurique, quoique leur action ne soit pas nulle, elle n'a pas été déterminée.
a63. M. Savary a étudié le mode d'action des plaques métalliques qui sont sous l'influence des décharges transmises par un fil conducteur rectiligne, sur des aiguilles d'acier disposées transversalement à ce fil; les aiguilles ayant été mises en contact avec les surfaces métalliques, et ayant opéré avec des décharges inférieures à celles qui par leur action directe produisaient dans l'acier, suivant la distance du fil, une aimantation différente, il a obtenu les résultats suivants :
I® «Une large plaque interposée entre l'e conducteur a et les aiguilles pour des décharges très-faibles, affaiblit ce beaucoup l'aimantation, et l'augmente par des décharges «plus fortes; ainsi pour une même charge, une plaque «mince et une plaque épaisse peuvent produire des a effets contraires, et il y a une certaine épaisseur dont « l'effet est nul. »
' «a'* Des aiguilles posées sur la plaque, entre cette « plaque et le fil : pour de très-faibles décharges , elle «augmente leur aimantation, et d'autant plus qu'elle a est plus épaisse. Il y a telle décharge pour laquelle une «plaque épaisse l'augmente, et une plaque mince la di* ccminue; pour des décharges plus fortes, l'une et l'autre ce l'affaiblissent, la dernière surtout, et elle finit par don* <K lier aux aiguilles un magnétisme contraire à celui que c( le courant seul développait.
a En général , les deux faces d'une même plaque exerce cent des actions contraires. »
Les plaques de différents métaux, de même forme et d'égales épaisseurs , exercent des actions qui varient
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avec Tintensité des décharges. Ainsi le cuivre rouge en plaques minces agit moins que le laiton; avec des plaques beaucoup plus minces, il agit au contraire davantage.
Nous rapportons ici quelques-uns des résultats auxquels il est parvenu; les signes+et — indiquent toujours le sens de l'aimantation. Trois aiguilles furent placées à !2 millim. au-dessous du fil conducteur : la i*^^ aimantée sur une lame de verre, durée de 60 oscillations,+ i',a5"; sur une lame de laiton, — 1',28"; sur une lame de cuivre pareille, — 1',56"; pour une décharge plus forte et deux lames plus minces, cuivre — 1',4", laiton — 1,34'.
L'argent agit à peu près comme le cuivre, taudis que l'or a un mode d'action plus fort.
M. Savary pense avec raison que l'action des enveloppes métalliques peut servir à étudier ce qui se passe dans les différentes parties des aiguilles d'acier elles-mêi' mes pendant l'aimantation; car on peut admettre que les couches extérieures des aiguilles agissent sur les couches intérioui'es à la manière des autres enveloppes métalliques. Nons partageons d'autant plus son opinion à cet égard, que les résultats obtenus par Coulomb et
Par M. Nobili, sur la distribution du magnétisme dans intérieur des aimants, viennent à l'appui des observations de M. Savary sur l'aimantation produite à différentes distances de la surface dans un tube de verre rempli de mercure.
§ III. De f aimantation par les courants électriques*
a64- M. Savary a appliqué à la pile les modes d'expérimentation que nous venons d'exposer.
Le fîl conjonctif, comme on l'a vu , est parcouru dans toutes ses parties par un counint électrique dont l'intensité est partout la même ; il n'est pas étonnant par conséquent qu'il aimante également sur toute sa longueur une aiguille d'acier: quand l'action de la pile n'est pas très-énergique, il aimante peu; dans ce Cas il feut enrouler le conducteur en hélice.