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reaux. Lès effets sont différents, suivant que l'aimantation a lieu dans un sens ou dans un autre.

A l'instant où le contact magnétique a lieu, la déviation de l'aiguille indique un courant induit d'électricité par influence dont la direction est contraire au courant qu'on aurait employé pour développer dans le fer doux un magnétisme de la même polarité que le magnétisme réellement produit par le contact avec les barreaux aimantés.

Pour prouver que le courant passager est dû à l'aimantation par influence , on lie ensemble , avec un fil de cuivre, tous les bouts analogues de la spirale creuse, et l'on met en communication les deux extrémités avec un multiplicateur. On ôte le cylindre de fer doux, et on le remplace par un aimant cylindrique de f de pouce en diamètre, et de 8 pouces et demi en longueur. Le bout de cet aimant est placé dans l'axe de la spirale. En introduisant tout à coup l'aimant , il en résulte immédiatement une déviation dans l'aiguille, dont la direction est la même que si l'aimant eût été formé par influence; en le retirant , les effets' sont inverses. Si l'on fait traverser l'aimant dans la spirale, il se produit les phénomènes suivants :

Quand on porte rapidement le milieu d'un aimant dans la spirale creuse, la déviation de l'aiguille aimantée est trois ou quatre fois plus considérable que celle que l'on obtient en y plaçant le pôle du même aimant ; en sortant l'aimant du cylindre, la déviation a nalureller ment lieu en sens contraire; mais elle est la même par quelque coté du cylindre creux qu'on retire l'aimant.

2 74- M. Faraday a fait quelques expériences avec le grand aimant de la Société royale, dont nous avons déjà donné la description. Les fig. 109 et 1 1 o représentent cet aimant, qui est disposé dans une boîte de manière à présenter deux pôles extérieurs à une de ses extrémité. La force de cet aimant est telle, qu'un cylindre de fer doux de i de pouce en diamètre, et de 12 pouces de longueur, exige une force de 100 livres pour en détruire le con*

47^ EXPL. DES PHl^N. MAGNléT. DE M. ARAGO, ETC.

un état de tension que les particules matérielles doivent partager probablement; mais nous pensons que l'on peut envisager le pliénomène de la manière suivante: toutes les particules sont entourées du principe électrique, qui remplit par conséquent les interstices qu'elles laissent entre elles , et qui exerce sur elles une action quelconque, d'où . peuvent résulter un grand nombre de phénomènes que nous étudierons dans le troisième volume.

A l'instant où le courant électrique commence , on peut concevoir qu'il réagit sur une portion de l'électricité du corps voisin, de manière à en chasser une po^ tioti et à ^n attirer l'autre , comme il arrive dans le dégagement de l'électricité par influence; mais avec celte différence néanmoins que dans le cas que nous considérons, le principe électrique donne naissance à deux courants , l'un dirigé dans un sens différent du courant inducteur qui est chassé , et l'autre dans un sens différent qui est attiré à lui et cesse d'agir, puis devient libre aussitôt que le courant inducteur cesse.

§ V. Explication des phénomènes magnétiques de M. jérago au moyen de r induction magnétiqm,

277. Aussitôt après la découverte de l'induction électromagnétique, M. Faraday essaya de construire une machine électrique au moyen de l'induction terrestre magnéto-électrique , en s'appuyant sur les expériences de M. Arago. Il se servit à cet effet de l'aimant de la Société royale de Londres. Afin de rapprocher l'un de > l'autre les deux pôles, il plaça transversalement, comme l'indique la fig, 1 1 1 , deux barres de fer ou d'acier de 6 à 7 pouces en longueur chacune, de i pouce en largeur et de \ pouce en épaisseur.

Un disque de cuivre de 1 2 pouces de diamètre et de \ de pouce d'épaisseur fut fixé sur un axe d'airain et monté de manière à pouvoir tourner verticalement ou horizontalement, et qu'en même temps on puisse in-

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