‹ Traité complet du magnétismeChapitre 21 sur 192 · CHAPITRE II. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. a

une cinquantaine d'aiguilles d'acier de la même qualité et de dimensions égales; il les aimante à saturation^ et prend note du magnétisme de chaque aiguille, en observant Teffet que leurs pôles produisent sur une aiguille mobile. Après avoir disposé les aiguilles dans l'ordre de leur magnétisme, il choisit le groupe qui donne les déviations moyennes ; il en trouve quatre ou cinq qiji ont une force à peu près égale. Il en trouve aussi un plus grand nombre qui ont un magnétisme un peu plus fort; mais il les ramène facilement à la force des premières, en frottant les pôles trop forts avec le pôle opposé d'uç petit barreau. Ayant ainsi i4 ou |5 aiguilles de la xfiêtnç force, il les place successivement dans son appareil, en les suspendant à un fil de soie, Ips écarte de leur position d'équilibre de trente .degrés, et compte le nombre d'oscillations qu'elles font dans 2', par exemple j la différence est ordinairement assez petite. Pour savoir si cette différence peut être négligée dans la construction des galvanomètres comparateurs, il opère d'abord avec deux multiplicateurs montés avec deux aiguilles , et trouve, par exemple, qu'elles exécutent toutes les deux 33 oscillations en a minutes. Il établit ensuite la communication entre les deux instruments pour déterminer les indications qu'ils donnent lorsqu'ils sont traversés par le niêipe courant: bien entendu qu'il n^'emploie qu'un seul fil. Ce courant est fourni par un élément voltaïque que l'on plonge, plus ou moins, dans une eau acidulée, pour avoir des courants de diverses intensités.

Quand le§ différences entre les déviations sont trèspetites, il en conclut que les deux multiplicateurs mar»client ensemble, l^ais pour en être plus sûr, il xîompare eucore les deux instruments, en portant dans Tup l'aiguille qui se trouvait dans l'autre. D'autres aiguilles sont soumises à la même épreuve : il en trouve qui donnent des différences d'un degré, quoique leurs iptensités magnétiques, mesurées par les oscillations, soient les mêmes. Cette différence ne peut être attribuée qu'à la distribution du magnétisme dans les ajguUjes.

28 MESURE DES GOURANTS ELECTRIQUES.

Lorsque la différeuce du magnétisme se borne à une oscillation, cetle cause d'erreur est si faible qu'elle peut être entièrement compensée. M. Nobili ne doute pas qu'avec un choix convenable des aiguilles les plus parfaites, on ne parvienne à écarter les erreurs qui dépassent un demi-degré. Les deux instruments qu'il est parvenu à monter s'accordent à un quart de degré près, dans un intervalle de 65".

Ce physicien, quia donné une attention particulière à la construction des multiplicateurs, a indiqué deux méthodes pour les graduer. Il a appelé l'une, méthode des doubles, et l'autre, méthode des différences. La première exige l'emploi du multiplicateur à deux fils, et a quelque analogie avec celle que j'ai exposée précédemment. Elle présente, suivant lui, des inconvénients, en raison de la difficulté qu'il y a à se procurer des courants égaux dans tous les points de l'échelle; inconvénients que je n'ai pas eu l'occasion de remarquer ; c'est ce motif qui l'a engagé à la remplacer par la seconde.

Méthode des différences.

1 5. Ayant reconnu préalablement que les intensités des courants qui correspondent aux quatre premiers degrés de déviation sont proportionnelles aux degrés ;^ue du 4* au 7® cette proportionnalité est en défaut d'une moitié, puisque le courant de 7**, double du courant de 4^, est à peu près égal à 8 au lieu de 7 ; il en résulte que, du 4^ au 7^ degré, il y a une unité qui doit être partagée sur la Valeur numérique des courants des trois degrés 5,6, 7. De même, le courant dé 11% double du courant de 7**, est 16, et égale par conséquent cour. 7° + 8'. H y a donc du 7® au 11 degré une différence de 8, qu'il faut partager entre les valeurs des quatre degrés 8,9, 10,11. Après le II® degré, les différences augmentent de plus en plus, et à d4° le courant est déjà mille fois plus intense que celui de i"". Comme la loi n'est pas connue, on est obligé d'avoir recours à de nombreuses expériences pour établir les rapports que l'ou cherche.

CHAPITRK II. 29

"Voici quelques-uns des résultats auxquels il est parvei::iu :

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Telle est la série des différences qui lui a servi .à ^tfiiblir la table des intensités que je rapporte ici.

MESURE DES GOURANTS ELECTRIQUES.

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