FORGE DU COURANT
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i6. M. Melloni(i)aformé une table des intensités, en se servant du thermo-multiplicateur. Il commence par maintenir l'aiguille du galvanomètre à un degré quelconque de déviation; condition facile à remplir en plaçant une lampe allumée à une distance convenable de l'une des deux faces de la pile thermo-électrique. Sup-
(i) Annal, de Ch. et de Phys. , t. lui, p. 5.
GHAPITRÉ II. ^I
posons t'aie du tnèrmô-iriultiplicateur perpendiculaire au méridieti magnétique, et qu'à récnauflement de sa face droite ou gauche corresponde une déviation dans le même sens sur le galvanolnèt^e. Produisons maintenant, en approchant convenableiilent la lampe, une déviation assez forte, de 44** P^^ exemple, et ramenons l'aiguille à zéro par l'interposition d'un écran métallique. Faisonsla dévier maintenant de 4^** de l'autre côté, au mbyèh d'une seconde lampe placée devant la seconde face. Pour ramener l'aiguille à zéro , on emploiera , comme précédemment, un.écran métallique.
Si l'on ôte les deux écrans, on n'aura plus qu'une différence d'effets, attendu que les deux courants thermoélectriqUes cheminent en sens contraire. Si leà intensités étaient toujours proportionnelles aux arcs, l'aiguille aimantée ^'arrêterait à 2° à droite ; mais il n'en est pas ainsi. Les deux degrés de différence qui existaient entre les déviations partielles 44 ^t [\*i provenaient d'une force plus grande que celle qui est nécessaire pour lui faire parcourir les deux prëmiei's dégrés. Il en résulte que l'arc parcourxi, comparé à la différence des deux déviations, servira à mesurer la force correspondante. Supposons que l'aiguille s'arrête à 8°; alors on en conclura que l'effort nécessaire pour faire passer l'aiguille de [\*i à 44^ est quatre fois plus grand que celui qu'il est nécessaire d'employer pour le faire passer de zéro à 1^, Si l'aiguille se' fût arrêtée à 10®, l'effet aurait été cinq fois plus grand, et ainsi de suite.
M; Melloni est obligé de s'appuyer pour cela sur le principe que la proportionnalité des degrés aux forcefe dans l'are qui sert de lîlesdre comparative, existe jusqu'à uhe certaine déviation. Cette supposition est justifiée par l'expévience; car il a trouvé que, dans les ^al- Yanomètres dont la construction est soignée et le système astatique aussi parfait que possible, les arcs sont proportionnels aux intensités du courant depuis zéro jusqu'à 20**. Ou conçoit, d'après cela, comment on peut établir une échelle des intensités. Mais comme cette échelle doit
3a MKSURE DES COURANTS ÉLECTRIQUES,
dépendre de la sensibilité du système astatique et de la distribution du fil métallique sur les châssis, elle variera donc dans chaque instrument. Nous donnons ici la table que M. Melloni a formée pour son galvanomètre, dans lequel les intensités sont proportionnelles aux angles depuis zéro jusqu'à ao*^. .
Tabuad N" 5.
Si l'on compare les intensités des courants consignées dans les tableaux n*** 3, 4 et 5, on ne trouvera aucun accord entre elles. Ces différences tiennent au mode de construction de chaque multiplicateur.
M. Nervander a cherché aussi à graduer le multiplicateur. Il n'a pas trouvé d'autre moyen, pour résoudre la question d'une manière simple, que de substituer à la forme parallélipipédique du châssis ordinaire la fornije cylindrique, et d'enrouler le fil comme l'indique la fig. 2 1. Il a remarquéqu'avecunemoindre longueur de fil, on obtient des déviations plus grandes qu'avec le multiplicateur de Schweiger, toutes choses égales d'ailleurs.
Au moyen de ce changement, les intensités du courant sont soumises à une loi simple, dans une certaine amplitude de déviations, qui dépend de la construction de chaque multiplicateur. Dans Tétendue'de cette amplitude, le courant est exactement proportionnel à la tangente de l'angle de déviation.