‹ Traité complet du magnétismeChapitre 36 sur 192 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

échauffée au rouge à la flamrne d'une lampe, il rapplique avec pression sur rextrémité froide de l'autre cylindre : il se produit alors un courant qui va de la partie chaude à la partie froide. Cet effet est dû à la réaction Tune sur l'autre de deux portions de l'eau qui n^ont pas la même température.

§ III. Du dégagement de V électricité par la chaleur dans diSf^rses substances minérales cristallisées.

Nous n'ayons plus à nous occuper que des effets de i^ chaleur dans les corps mauvais conducteurs. On conçoit parfaitement que, dans les corps conducteurs, il ne Suisse y avoir que des courants électriques, puisque les eux électricités se recombinent aussitôt qu'elles sont dégagées; mais dans les autres corps, elles restent plus ^u moins de temps séparées, et il doit pu résulter des effets de tension. Commençons par étudier ces effets <îans les corps cristallisés, dont la forme déroge à la loi cle symétrie , attendu que les sommets n'étant pas com- J^osés de faces semblables , la chaleur ne doit pas se f>ropager de la même manière de chaque côté.

Les Hollandais nous ont apporté des Indes orientales, ^t surtout de l'île de Ceylan , un minéral très-court , auquel les naturels ont donné le nom de tournamal ou tire-cendres, en raison de la propriété dont il jouit cl'attirer les cendres quand on le jette dans le feu.

Quelques-unes (des propriétés de cette pierre ont été consignées pour la première fois, parLémery, dans THistoire de l'Académie des Sciences pour l'année 1717. ïl annonça que ce minéral jouit de la propriété , après avoir été chauffé, d'attirer et de repousser les corps légers qu'on lui présente, à la manière d'un corps électrisé.

iEpinus est le premier qui ait prouvé que les attractions et répulsions de la tourmaline étaient dues à Taction du fluide électrique. Il remarqua aussi le premier la polarité, c'est-à-dire la propriété dont jouit ce miné-

56 DES EFFETS THERMO-iLEGTRIQUES.

différences, qui rentrent dans la limite des erreurs que 1 on peut commettre en mesurant des phénomènes aussi délicats que les précédents.

La moyenne de ces trois nombres étant i ,32 , si Ton fait P. fer — P. cuivre= j , et que Ton adopte encore

, , P. fer i5

la valeur sr : — = — , on aura

F, cuivre 12 '

Métaux. PouToirs thermcHélectriqaet.

P. fer 5

P . argent [\^on

P. or 4>OD2

P. zinc 4?o35

P. cuivre 4

P. étain 3,89

P. platine 3,68.

Ces valeurs seront les mêmes pour un circuit quelconque, et pour tous les cas où les pouvoirs thermoélectriques des métaux croissent comme les températures ; ce qui a lieu pour celles qui sont au-dessous de 50"", et dans la supposition où ces pouvoirs sont proportionnels au pouvoir rayonnant des métaux. C'est en faisant de nouvelles expériences qu'on pourra voir jusqu'à quel point cette hypothèse est fondée. Dans tous les cas , si on ne l'admettait pas, on aurait toujours pour les pouvoirs thermo-électriques :

P . fer = ^

P . argent := x — 0,93

P. or =07 — 0^48

P . zinc =. X — 0,965

P . cuivre =;r — i

P. étain =0: — 1,11

P. platine =1 x — i,32.

23. Ces valeurs sont indépendantes du plus ou moins de chaleur, et du refroidissement dans l'air de la partie

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