CHAPITRE III
de vitesse. De même, lorsqu'on commence à élever la température, ils augmentent peu à peu de vitesse; or, dans le premier cas, avec le cylindre et la petite cloche, il y a des phénomènes qui ne se montrent pas dans le second, tels que la polarité électrique, qui n'est permanente que dans le refroidissement, et laltraction du pe» tit tube par le bâton de gomme laque. Il faudrait donc admettre qu'une faible diminution dans la vitesse d'un courant d'air donne naissance à des phénomènes électriques qui ne se montrent pas, du moins dans certaines limites , lorsque cette vitesse éprouve une légère augqientation.
Rien n'autorise à le supposer; car, dans l'état actuel de nos connaissances sur les propriétés du fluide électrique, un courant d'air chaud ne fait autre chose que d'enlever l'électricité qui se trouve en équilibre sur la surface d'un corps près duquel il passe. Cela ne sufBt pas pour que de légères modifications dans l'intensité dun courant d'air produisent des effets aussi différents. Je ferai encore remarquer qu'en découvrant par en haut la cloche, quand la température de l'intérieur est à i5o®, et que le refroidissement commence , les courants d'air sont beaucoup plus forts que lorsque l'on chauffe dans les températures au-dessous de 5o° : ainsi la disparition des pôles ne vient pas des courants d'air. Il y a donc d'autres causes que celles-là auxquelles il faut recourir pour expliquer les phénomènes : ces causes sont la dilatation et la contraction des molécules du verre, <}ui paraissent agir ici comme dans la tourmaline.
Quant à l'effet instantané qui a lieu dans les tempé-^ ratures inférieures à 5o®, aussitôt que la lampe est éteinte, et quoique le thermomètre continue encore à monter de quelques degrés, on peut l'attribuer à la différence de la propagation de la chaleur dans le petit tube de verre et le thermomètre. Comme il est probable que le phénomène se passe à la surface, celle du tube doit se ressentir plus vite des effets du refroidissement que le thermomètre. Tous les verres ne sont pas pro-
68 DÉ6AG. DE L^JÉLEG. DANS LES SUBST. MmÉR.
mets situés aux extrémités d'un même axe ne sont pas formés d'un même nombre de facettes. Ce cristal déroge donc à la loi de symétrie.
Hauy a trouvé que les forces électriques s'exerçaient dans les directions des quatre axes, de manière que celui des deux angles solides relatifs à un même axe, qui se trouvait reipplacé par un autre, donnait toujours des signes d'électricité positive par refroidissement, tandis que l'angle solide opposé, qui était resté entier, manifestait constamment rélectricité négative. Les figures 37, 38, 39, représentent des cristaux de tourmaliue, de topaze, de boracite, dans lesquels on voit que les sommets ne sont pas semblables.
a6. M. Brewster a annoncé qu'un certain nombre de substances jouissaient des propriétés électriques par 1^^ chaleur (1), savoir :
Scolézite.
Mézolite. ,
Mézotype de Groenland.
Spath calcaire.
Béryl jaune.
Sulfate de baryte.
Sulfate de strontiane.
Carbonate de plomb.
Diopside.
Spath fluor, rouge et bleu.
Tartrate de potasse et de
soude.
Acide tartrique.
Oxalate d'ammoniaque.
Oxymuriate de potasse.
Sulfate de magnésie et de
soude.
Sulfate d'ammoniaque.
Sulfate de fer.
Diamant.
Orpiment jaune.
Analcime.
Améthyste."
Quartz duDauphiné.
Idocrase.
Mellite.
Soufre natif
Grenat. .
Dichroïte.
Sulfate de magnésie.
Prussiate de potasse.
Sucre.
Acétate de plomb.
Carbonate de potasse.
Acide citrique.
Oxymuriate de mercure.
(x) Annal, de Ch. et de Phys.» t xxvm.