‹ Traité complet du magnétismeChapitre 49 sur 192 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

(l'acide hydrochlorique.

^ . * . ./.* * < 1 acide nitrique.

est positif avec. . . 1 i j. i ,.^ i v

^ I les dissolutions alcalines, sa-

\ lînes , etc. , etc.

On voit que l'acide phosphorique est le plus électropositif de tous ces liquides. Nous ignorons d'où peut provenir cette propriété.

"Le contact de l'acide nitrique avec la dissolution de nitrate de cuivre, et, en général, celui d'un acide avec une de ses dissolutions, étant suivi d'une dissolution, on peut en conclure que ce mode d'action, relativement aux phénomènes électriques, est analogue à la combinaison. Différentes méthodes peuvent être employées pour observer les effets électriques qui sont produits dans la réaction des dissolutions les unes sur les autres; je citerai encore les deux suivantes :

3o. On prend deux capsules de porcelaine, d'égale dimension; on remplit l'une d'une dissolution de potasse ou de soude, et l'autre d'acide nitrique. Les deux liquides sont joints ensemble par une lame de platine; puis l'on plonge dans chaque capsule l'un des bouts d'un fil de platine en communication avec le multiplicateur; il i^'y à aucun dérangement dans l'équilibre des forces électriques, puisque, dans le cas où il y aurait une action quelconque de la part des liquides sur le platine, les effets, étant égaux et dirigés en sens inverse, se détruiraient. Mais il n'en est plus de même quand on pose sur '^ laine itatermédiaire une mèche d'amiante, pour mettre en communication les deux dissolutions; on retrouve ^'ors les effets indiqués plus haut.

l»a seconde méthode consiste à prendre une cuiller

® platine, et une lame de même métal que l'on met en

^'^^tnunication avec le fil du multiplicateur. La pre-

|J^*cre est destinée à recevoir une des dissolutions , et

i^tre à être plongée dedans, après avoir été mise préa-

?*^leinent en contact avec l'autre dissolution. Cette mé-

*^^de est plus simple; mais elle n'est pas à l'abri des

8o DÉGÀG. DE LELEG. DA.NS LES ACT. CHIM.

objections des physiciens, qui admettent des effets électriques de contact , indépendamment des réactions chimiques. On a aussitôt un courant qui annonce que l'acide, en réagissant sur l'alcali, a pris l'électricité positive.

Toutes les fois que l'on veut observer les effets électriques qui ont lieu dans les actions chimiques, il faut avoir Tattention de s'assurer préalablement si le contact des lames de platine et des dissolutions ne donne pas lieu à des effets électriques {)assagers résultant de la réaction, sur ces dissolutions, des corps étrangers qui adhèrent presque toujours à leurs surfaces. Ces effets ont induit souvent en erreui^les observateurs^ qui sont partis de là pour annoncer des résultats faux. Pour s'en préserver, il faut laver les vases et lames de platine dans de l'acide nitrique, puis dans Teau distillée, les faire rougir ensuite, et enfin les mettre en contact pendant quelque temps avec les dissolutions, avant de commencer l'expérience.

Il y a encore une autre cause d'erreur qui trouble les résultats, et dont je dois faire mention ici avant d'en donner l'explication. Dans l'appareil (fig. 40? quand on fait naître, par suite des réactions qui ont lieu sur la mèclie d'amiante, un courant, dont le sens est indiqué par la flèche, si l'on remplace la mèche par une lame de platine, il se produit immédiatement après un autre courant dirigé en sens inverse du premier, par suite des modifications qu'acquiert la surface des lames de platine. Ce courant secondaire est d'autant plus sensible que l'appareil est plus délicat.

3 1 . Nous avons encore à examiner l'action des acides et des alcalis sur l'eau, et des dissolutions neutres les unes sur les autres. Si l'acide est solide , on en fixe un morceau entre les branches de la pince de platine, et on le plonge dans l'eau que renferme la cuiller, s'il est liquide, on plonge dedans une éponge de platiue en communication avec le multiplicateur; on la retire pour la replonger dans la cuiller de platine , remplie d'eau distillée. On a d'abord un courant faible, qui va de l'eau à l'acide, et qui augmente d'intensité à mesure que

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ïcau se charge davantage d'aciJe; à uq certain point, il diminue, et devient nul quand ia combinaison est entièrement effectuée. Nous voyons donc que l'eau, dans sa combinaison avec les acides, se comporte, sous le rapport des effets électriques, comme les alcalis dans leur combinaison avec les acides.

On observe de la même manière les effets électriques produits dans la dissolution des alcalis dans l'eau : le courant va de l'alcali à l'eau; résultat qui pouvait être prévu, puisque l'on sait que l'eau joue le rôle d'acide par rapport à ce corps.

Les sels neutres, en se dissolvant , donnent en général des effets peu marqués , qui indiquent cependant que la solution la plus saturée joue It rôle d'acide par rapport à celle qui ne l'est pas; mais pour peu qu'ils soient acides ou alcalins, les effets rentrent dans ceux qui ont lieu tlans la dissolution des acides et des alcalis dans l'eau.

Les doubles décompositions rie sels neutres s'opèrent sans dégagement d'élcctricilé. Rioii n'est plus facile que «e le démontrer. On prend deux capsules de porcelaine ï^nfermant, l'une, une dissolution de nitrate de baryte, et lâiitre, une dissokitiou de sulfate de potasse, et on les ^Pt en rapport avec le multiplicateur au moyen de labiés de platine plongeant dedans; puis on établit ta ''t'niuiunicalioa entre les deus dissolutions avec une "lèche de coton; la double décomposition s'opère alors *ans dégagement sensible d'électricité, puisque l'aiguilic ^'Wantée n'est pas déviée de sa position. Ce résultat est «cile h expliquer, je ne m'y arrêterai donc pas.

S Vu, £)es effets électriques pi-oduîts dans la réaction ffes métaux sur les acides ou les dissolutions salines.

35. I^s réactions des dissolutions entre elles et sur les ^Cidessont des causes qui influent beaucoup sur les effets «ectriqucs qui se manifestent dans l'action d'un acide sur ^^ métal. Soient deux capsules A et A' remplies d'acide Mjlrique et communiquant ensemble avec une mèche ^amiante, si l'on plonge dans chacune d'elles l'un des

84 DJÎGAG. DE l'ÉLEC. DANS LES ACT. CHIM.

courant. Les acides sulfurique et hydro-chlorique agissent de même. Continuons toujours à prendre des dissolutions saturées de sels métallrques^ qui n'éprouvent aucune action sensible de la part du métal qu'on y plonge; versons en conséquence dans la capsule oîi se trouve la lame de cuivre, une dissolution saturée de nitrate de cuivre, et dans l'autre une dissolution saturée de sulfate de zinc, et opérons dans les mêmes circonstances que précédemment, pour que les résultats soient comparables. La déviation est alors de 88® et n'éprouve de diminution que lentement. L'accroissement d'effet est du , dans ce cas , à la réaction des dçux. dissolutions l'une sur l'autre : au surplus, l'action chimique dé chaque métal sur la dissolution dans laquelle il se trouve, est assez faible pour que l'on ne doive pas la regarder comme la cause unique du phénomène. Une addition d'acide nitrique à la dissolution du nitrate ne modifie pas sensiblement l'intensité du courant. 11 en est de même quand on verse une goutte d'acide sulfurique dans l'autre capsule, si la lame de zinc a été décapée préalablement. Voilà donc un maximum d'effets qui. indique que la réaction des deux dissolutions l'une sur l'autre a eu la plus grande part à la production du courant. C'est tellement là la cause principale du phénomène , que si l'on opère avec deux lames de cuivre ou de platine, les effets ont lieu dans le même sens, à l'intensité près, qui varie en raison de la difficulté plus ou moins grande qu'éprouve le fluide électrique à passer du liquide dans le métal,

38. Considérons le cas où les deux capsules ne contiennent que de l'eau avec un cinquantième d'acide sulfurique. L'aiguille aimantée éprouve, dans le même sens, une déviation de 8o degrés, qui est due en partie à l'action de l'eau acidulée sur le zinc. Une addition de sulfate de zinc du côté zinc ne modifie pas le courant ^ tandis que quelques gouttes de nitrate de cuivre ou d'à* cide nitrique de l'autre côté l'augmentent d'une manière assez forte. Ce dernier effet est dû à la réaction des li'-

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