CHAPITRE lU. gS
qui s'attache, par exemple, aux parois d'un tube, forme UQSfutre tube intérieur qui agit seul sur le liquide pour le soulever : c'est à l'instant où cette couche se dépose qu'il peut se dégager de Télectricité , puisque les Qiolécules sont ébranlées.
Pour observer les effets électriques qui se manifestent uâns les phénomènes capillaires, on prend une cuiller £Q piàtine, que l'on fixe à l'un des bouts du fil d'un Multiplicateur très-sensible, et une éponge de platine à 'autre; ce$ deux corps sont lavés préalablement et à plusieurs reprises dans de l'acide nitrique, afin d'entever tous les corps étrangers adhérents aux surfaces, et doQt la réaction sur les liquides donnerait lieu à des effets électriques particuliers. Ces précautions même ne suffisent pas toujours, et l'on est forcé quelquefois de 'aisser ces deux corps pendant plusieurs heures dans le ^êine acide, pour détruire certaines facultés électriques 9^i troublent les phénomènes que Ton recherche. On ï'emplit ensuite la cuiller d'acide nitrique pur et aussi ^ûcentré que possible, puis l'on plonge dedans l'éponge, ^^e Ton ^ exposée préalablement à une chaleur ronge pour enrhasser tout le liquide qu'elle renfermait. A l'instant oii l'on effectue l'immersion, l'éponge preud au yS^ide l'électricité négative, comme si le platine avait ^^é attaque; elle se polarise -aussitôt de manière à P*'oduire un courant en sens contraire, qui continue P^uduut quelque temps, diminue et devient nul. Quand ^^ opère avec de l'acide nitrique étendu de la moitié ^^ son poids d'eau, le premier effet a lieu seul et dure S^elques instants, et l'on n'observe plus alors de chan- S^tn^nt dans la direction du courant.
Èa opérant avec de l'acide hydro-chlorique concen-
**^, les effets sont inverses, c'est-à-dire que l'éppnge
P^^epd d'abord l'électricité positive, puis immédiatement
^P^*èî5 l'autre électricité. Tâchons maintenant d'expliquer
^*^ (lifTércnts résultats.
. 5o. Pans toutes les actions capillaires, il se dégage de ^ çl^tfiietfr; on peut donc croire que l'éponge, à l'instant
96 EFFETS ISLEG. PROD. DANS LES ACT. CAPILL.
OÙ elle absorbe Tacide nitrique , acquiert une élévation de température suffisante pour qu'il y ait productiôi^ d'effets thermo-électriques ^ semblables à ceux que nous avons exposés précédemment. Mais il est facile de voir que la chaleur n'est pas ici la cause unique du phénomène : en effet , retirons l'éponge de la cuiller quand une nouvelle immersion ne donne plus d'effet, chagffons-la légèrement et replongeons-la dans l'acide; le courant, qui, dans ce cas, est bien thermo-électrique, va de l'acide à 1 éponge, et persévère dans cette direction jusqu'à ce que l'équilibre de température se soit établi dans toutes les parties ; la direction du courant , dans ce cas, est là même que celle du courant secondaire que l'on obtient avec l'acide nitrique concentré. Dès lors, le courant primitif ne peut être attribué qu'à une action qui s'exerce au contact de l'acide et du platine. Ce courant ne proviendrait-il pas par hasard d'une légère altération que le platine éprouverait au contact de l'acide? C'est ce que nous ignorons. ^
Le courant secondaire peut aussi avoir une autre origine; nous verrons, en traitant des propriétés des i^ourants électriques, les facultés qu'acquièrent les lames de métal plongeant dans les liquides, à travers lesquels on fait passer, des courants : ces lames jouissent de la propriété de reproduire un courant en sens inverse, quand le premier a cessé. Il pourrait se faire que celui qui provient de l'action capillaire donnât naissance aussi à un courant secondaire.
Au surplus, l'action capillaire, à l'instant où elle se manifeste, doit faire éprouver aux molécules des corps qui en sont l'objet un ébranlement, qui suffit pour rompre l'équilibre des forces électriques. Une preuve que les molécules de liquide ont éprouvé un déplacement, c'est que la constitution de la couche qui adhère aux solides n'est
{)as la même que celle de la masse entière ; nous parerons de ce fait, en traitant des décompositions chimiques par le moyen des forces électriques à petite tension. 5 1* Comment se fait-il que , lorsqu'on opère avec de