‹ Traité complet du magnétismeChapitre 83 sur 192 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

li une minute , par le contact de tair.

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l6!l DE LA QUAirriTK d'ÉLECT. QU'uIT CORPS ISOLE, ETC.

Observations sur le tableau ci-jcint.

94. On voit , d'après les résultats consignés dans la 7® coloaue, que le rapport de la force électrique perdue à la force totale, a été représenté le même jour, ou dans le même état d'humidité de l'air, par une quantité con*stante; que ce rapport n'a varié qu'à mesure que l'hygromètre a annoncé une variation ; que pour un même état de l'air, la perte de l'électricité est toujours proportionnelle à la densité électrique.

La loi de la perte de la densité électrique étant déterminée, Coulomb a trouvé par le calcul l'état électrique des deux balles après un temps donné (1).

Avec des balles de grosseur très-différente, et ne possédant pas la même densité électrique, le rapport de U force perdue dans une minute à la force totale reste toujours une quantité constante. Quelles que soient la figure et la grandeur d'un corps électrique, le décroisseitient de la densité électrique a toujours pour mesure une quantité qui est à peu près constante, pourvu que Tair soit sec et que le degré d'électiicité ne soit pas considérable. Coulomb a trouvé encore que la nature du corps n'influe nullement s^r la loi du décroissement de l'électricité; ainsi, dans une série d'expériences qu'il a ^ faites à ce sujet, l'électricité décroissait de g^par minute pour des balles de sureau, des balles de cuivre, et même pour des balles de cire d'Espagne.

L'affaiblissement de l'électricité dans l'air dépend de l'état hygrométrique de Tair. Pour le déterminer. Coulomb a cherché le rapport qui existe entre l'état plus ou moins humide de l'air, et le décroissement de lelectricilé dans une minute; il a trouvé que ce décroissement est proportionnel au cube du poids de l'eau contenue dans un volume d'air. Néanmoins, cet illustre

(i) Mémoires de TAcad. des Se, 1785, p. 619.

CRÀPlTafe IT. 168

physicien n'a pas regardé cette loi comme suffisamment démontrée.

95? Il nous reste à trouver la quantité d'électricité qui se perd le long des supports isolants; voici la marche qaé Coulonib a suivie (i) : il a pris pour soutiens des corps qui étaient assez isolants pour que l'on pût fairp de suite plusieurs observations, sans être forcé à chaque fois d'électriser les balles. Il a déterminé ensuite par lecalcul la partie de rélectricité perdue par le contact de l'air, et celle perdue le long du soutien. La balle de moelle de sureau qu'il a introduite dans l'ouverture de la balance pour chasser celle' de l'aiguille, était soutenue par un fil simple de soie, tel qu'il sort du cocon, et d'une longueur de i5 pouces. Le tableau n° 2 renferme les résultats qu'il a obtenus dans deux expériences faites Iqb a8 et 29 mai , les mêmes jours qu'il a expérimenté poi^ former le tableau n° i. En comparant donc les résultats de cel\ii-ci avec ceux consignés dans l'autre, il sera facile d'en déduire la quantité d'électricité perdue, à chaque instant, le long des soutiens.

(i) Mcnooires de TAcad. des Se, 1785, p. 697.

l()4 l>^ l'A QUANT. D'iLRG. Ql) 'UN CORPS ISOLlS PERD^ ETC.

Pour ^déterminer la perte de téà

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