CHAPITRE IV
de l'influence du tube, toute son électricité forme autour de sa surface une couche excessivement mince, dont répaisseur est partout la même; la pression de l'air étant en outre égale sur tous les points, il n'y a pas de motif pour qu'il éprouve un déplacement : mais il n'en est plus de même lorsqu'il est soumis à l'action du tube électrisé. Dans ce cas, la couche change de forme, en raison de la répulsion qui a lieu entre les particules de fluide semblable. La tension est alors la plus forte possible dans la partie opposée aux points les plus rapprochés du tube; dès lors la pression qu'elle exerce sur l'air, laquelle est proportionnelle au carré de l'épaisseur de la couche, est plus forte dans les points extrêmes que dans les autres; le globe sera donc chassé dans le sens de cette plus forte pression, et devra fuir le tube. Ce mouvement est dû uniquement à la différence de pression exercée par l'air sur les points du petit globe les plus rapprochés et les plus éloignés du tube.
Lorsque la petite sphère est électrisée négativement, elle se porte au contraire sur le tube : l'électricité positive du tube décompose son électricité naturelle; elle . repousse dans les points opposés l'électricité positive et attire la négative; mais comme l'électricité négativequ'on lui a donnée est également attirée, il en résulte que la pression exercée sur l'air, par les points de la sphère les plus voisins du tube, sera plus forte que celle qui ^t relative aux points extrêmes : l'équilibre sera alors fompu, le globe sera chassé vers le tube, et l'effet sera fe même que s'il était attiré par lui.
Si la sphère est dans l'état naturel , elle sera aussi
attirée, en vertu des lois que nous venons de rappeler.
Les attractions et répulsions électriques s'expliquent
«e la même manière quand les corps sont conducteurs
w l'électricité, et chargés de la même espèce d'électri-
cilé ou d'électricités contraires. Seulement il faut avoir
^ard à la réaction des électricités dégagées sur chîtque
^rps par l'influence de l'électricité libre de l'autre corps.
1^2. On observe quelquefois un effet qui parait para-