‹ Traité complet du magnétismeChapitre 94 sur 192 · CHAPITRE V. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. ai

priacipalement de propriétés qui appartiennent à la

matière pondérable à travers laquelle elles sont

transmises; mais l'espace oîi il n'y a pas de quantité

appréciable de cette matière est capable également de

]nt>(luire les phénomènes électriques. Ces hits lui ont

1 ptru fiivorables à l'idée que les phénomènes électriques

i sont produits par un ou plusieurs fluides très-subtils ;

y nais il ne lui a pas semblé improbable que, les particules

* superficielles des corps qui sont détachées par le pouvoir

i^uJsif du calorique pour former de là vapeur, puissent

ftre également séparées par les forces électriques d'où

résultent des apparences lumineuses dans le vide, privé de

toute autre matière , uniquement par la destruction de

leurs états électriques opposés.

134. Une expérience très-simple démontre, de la manièrela plus positive,*que la lumière électrique produite par la décharge d'une forte batterie électrique dans le ▼ide,donne une lumière aussi vive et aussi brillante que lorsque la 'décharge a lieu dans Tair. Il suffit pour celaoe prendre un récipient en verre , traversé dans sa partie supérieure par une tige en laiton , qui soit terïDiné des deux côtés par une petite boule de métal ; «ans la partie inférieure se trouve ime autre tige disposée de la même manière. Ces deux tiges entrent avec ^frottement dans des boîtes à cuir et peuvent être rapprochées ou éloignées à volonté l'une de l'autre ; on les tient à une distance de un à deux centimètres. On prend ^oe batterie d'un certain nombre de bocaux, électrisés à ^turation, et après avoir fait le vide dans le récipient , *î*ssi parfaitement qu'il est possible, on met en communication la garniture extérieure avec l'une des tiges, et l'otérieure avec l'autre; la décharge s'opère alors avec *^ liénies, phénomènes Jumineux que ceux que l'on 9b- ^^e dans l'air. Cette expérience prouve que si l'électri- ^'f^> qui a une tension peu considérable, donne une lu- '^ïère faible. et diffuse dans le vide, cette lumière devient .jVe et éclatante quand la tension électrique est con- '^lérable. Il est difficile d'admettre ^ dans ce caa , que

ai4 DE LA LUMIÈRE ELECTRIQUE.

la très-petite quantité d'air qui se trouve dans le milieu oïl se produit Texplosion soit la cause des efTeta lumineux aussi marqués que ceux que l'on observe.

Voilà QÎi s'arrêtent les expériences et commencent par conséquent les conjectures.

1 35. Quelle est la cause de la lumière qui accompagne ordinairement le passage de l'électricité d'un corps dans un autre? Cette question est encoi'e un point de controverse entre les physiciens. La lumière est-elle due uniquement à la décomposition ou à la recomposition des deux fluides qui forment par leur réunion le fluide neutre, ou bien résulte-t-elle de leur passage à travers des matières pondérables, qui, étant refoulées sur ellesr mêmes, produisent de la lumière et de la chaleur? Dans ce cas-ci réleclricilé agirait comme une force mécanique. C'est ce que nous allons examiner.

L'expérience prouve que la densité des milieux, tra? versés par l'étincelle, influe singulièrement sur l'éclat, l'intensité et la couleur de la lumière ; que lorsque cette densité est très-petite , la lumière devient dit fuse et rougeâtre; que dans le cas où elle est forte, la lumière est vive et brillante. Ces faits indiquent donc que la matière pondérable modifie singulièrement la. lumière électrique, si elle n'est pas la cause du phénomène. •"

D'un autre coté, l'expérience prouve que dans 1^ vide le plus parfait que nous puissions faire sous des métaux en fusion, dont les particules ne .sont pas sensibleipent volatiles , il y a encore de faibles appareuces lumineuses ; si Ton veut les attribuer à la matérialité, îl faut donc admettre que les décharges électriques déta*^ chent des conducteurs métalliques des., particules dont il nous est impossible de reconnaître la présence avec les réactifs chimiques dont nous pouvons disposer et qui servent de véhicules. j

Si l'on veut attribuer la lumière produite dans l'air a { la compression de ses parties constituantes, nous opposerons l'expérience de M. Thenard, qui prouve que Ia

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