‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 10 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

6°. Charnietton, un état d'acidité de salure et d' épais sis sèment de la lymphe > Cet auteur s'exprime ainsi dans son Essai sur les écrouelleSy page 1 58 : ce En faut-il donc davantage pour prou- )) ver et conclure que le virus scrophuleux con- )) siste principalement en un sel salé, plus ou )) moins fixe ou volatil , et chargé de parties ter- D) restres , acides ou acerbes , et que c'est selon la )) prédominence et l'état de ces substances salines, )) qu'il peut entretenir et même causer l'épaissis- » sèment des liqueurs, surtout des sucs lympha- )) tiques, ou les échauffer, les raréfier, et leur )) procurer une âcreté d'où résulte cet encliaîney) ment de maux sous lesquels l'homme succom- )) berait infailliblement s'il n'avait trouvé dans 3) son industrie des ressources et des armes pour 3) les combattre?))

7°. Peyrilhe, un principe acide qui coagule la lymphe ;

8®. De Haen , une altération des humeurs consécutive à la variole ;

9^*. D'autres ont admis un vice des humeurs ^ sans s'expliquer sur la nature de ce principe ; ainsi , Renard nous dit avec assurance , dans son Essai sur les écrouelles : (( Tout dépend du vice )) de la lymphe dans les scrophules , et jamais de )) celui des solides où elle s'accumule )).

10^. Quelques auteurs ont considéré les scro^ phules comme le résultat de la rétention du

sperme dans les vésicules séminales , de son absorption dans l'économie , et de la dégénéra-' tion des fluides lymphatiques par la présence de celui-ci.

11^. Gamet place la cause des écrouelles dans une altération du fluide nerveux.

12°, Plusieurs médecins de Montpellier ne voient également, dans la maladie dont nous parlons, qu'une altération primitive delà lymphe, par la présence d'un principe nuisible , de nature particulière, et qu'ils désignent par la dénomination de vice au virus scrojphuleux .

i5°. Enfin, je dois spécialement arrêter les regards du lecteur sur la théorie de M. Baumes , relativement à la nature des scrophules, parce que son ouvrage , publié sous le titre de Traité sur le vice scrophuleux ^ a mérité les suffrages d'une société célèbre , et qu'il est sorti des mains d'un praticien distingué.

Je n'aurai point recours aux subtilités du raisonnement pour combattre l'opinion de M. Baumes, je me bornerai à citer textuellement ses propres expressions , laissant à des lecteurs libres de préjugés, le soin facile de les apprécier. L'auteur s'exprime ainsi sur la nature de l'affection strumeuse : ce On parviendra peut-être à prouver » que dans les scrophules, la température des )) corps vivans étant diminuée, il se fait une 5> forte oxigénation des sucs albumineux , prin-

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