PREMIÈRE PARTIE
)) cipalement , parce qu'il existe un acîcle morbi- )) fiquement accumulé , et peut-être une combi- )) naison de plusieurs acides ». Page 27, et plus loin dans le même ouvrage, page 32, ce Ainsi , y> sans trop donner à l'opinion, on peut juger » qu'un phénomène prédominant dans les scro- )) phules, est la présence et l'aberration d'un )) acide de nature phosphoreuse ou phosphorique )) réagissant sur les sucs albumineux qu'il tend )) à concréter, à dénaturer, dans le même temps )) que diminuent et s'affaiblissent les rapports 5) que le calorique et la lumière ont avec les )) humeurs et les parties solides des corps vi- 7) vans, etc. » Ces explications pouvaient avoir quelque chose de séduisant , dans un temps où la physique et la chimie semblaient devoir entraîner toutes les sciences dans leurs. progrès étonnans; mais aujourd'hui que la médecine est heureusement ramenée à l'observation , et que la physiologie, qui seule peut éclairer convenablement l'étude des affections morbides , est devenue la base invariable des théories médicales , je ne crois pas qu'il soit même nécessaire de réfuter ces applications phjsico chimiques à la pathologie; applications que M. Baumes lui-même n'admettrait pas sans doute s'il écrivait maintenant son
ouvrage.
Toutes les théories des humoristes sont, comme il est facile de le voir par leur simple exposition,
ÏO TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.
en contradiction telle avec les lois vitales et les résultats constans de l'observation , que s'il est permis de les citer pour faire connaître les progrès et l'état actuel de l'art médical sur ce point, il serait au moins inutile de s'arrêter sérieusement à les combattre chacune en particulier , d'autant mieux qu'un seul raisonnement, basé sur l'observation et l'évidence, sufEt à la réfutation des précédentes, et de toutes celles que pourront enfanter par la suite les partisans de la médecine humorale. En effet, les scrophules sont constamment produites, comme nous le verrons bientôt, par un ensemble de circonstances générales incapables d'introduire directement dans les humeurs aucun principe délétère qui puisse les vicier, mais agissant toujours immédiatement sur les solides vivans dont elles dénaturent la nutrition. De manière qu'en admettant même ces dégénérations ^ ces acrimonies humorales dans l'affection strumeuse , on ne pourrait point encore les considérer comme déterminant cette maladie et constituant son essence , mais seulement comme l'un de ses symptômes , puisqu'elles sont toujours alors la conséquence d'une altération antérieure dans les solides organiques chargés d'élaborer les fluides de l'économie.
Une de ces théories doit cependant fixer notre attention ; parce qu'elle est encore établie dans l'opinion d'un grand nombre de médecins distin-