PREMIÈRE PARTIE
blit, et la fluctuation y devient sensible; la peau qui les recouvre rougit, prend une teinte violacée, s'amincit et s'ouvre dans plusieurs endroits qui fournissent un pus séreux, caséeux, semblable au petit lait trouble, passant bienlôt à l'état acide par son contact avec l'air, mais n'offrant pas sensiblement ce caraclère, tant qu'il est renfermé dans son foyer; dans quelques cas heureux, la suppuration s'épuise insensiblement, la cicatrice s'opère, el le malade guérit; mais dans le plus grand nombre de circonstances, si cette inflammation est abandonnée à la natsire, la peau se décolle et s'amincit; des fusées purulentes vont au loin exercer leurs ravages ; des fistules profondes et intarissables s'établissent, souvent alors avec gonflement et carie des os sous-jacens; le sujet s'affaiblit de plus en plus, et périt dans le dernier degré du marasme.
VII. Injlannnation scrophuleuse des vaisseaux blancs dans le tissu cutané.
L'inflammation strumeuse de la peau se manifeste ordinairement sous la forme d'ulcérations très-rebelles , et dont le siège le plus fréquent se rencontre dans le voisinage des articulations. On la désigne par le terme général à^ ulcères scrophuleux.
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minés par une irritation physique ou chimique entièrement étrangère à ladiathèse écrouelleuse ; tels sont les frottemens continuels sur la peau, l'application d^in corps très-chaud , d'une liqueur corrosive à la surface de cette membrane; l'impression long-temps prolongée du froid et de l'humidité ; très-fréquemment encore ces ulcérations succèdent à des déchirures, des plaies, des contusions du tissu cutané. Aussi peuventelles se rencontrer même avec le degré le moins prononcé de la constitution strumeuse; d'autant mieux que l'action d'un corps contondant, portée sur l'une des parties d'un sujet scrophuleux, affiiiblit l'organisation et la structure des tissus qui la forment par leur ensemble, en altère la nutrition, et concourt, avec les circonstances générales indiquées , à donner à celte partie un caractère écrouelleux beaucoup plus marqué que cel ni qui s'observe dans tout le reste de l'économie. Il est dès lors facile de concevoir comment il se fait qu'une jambe, un pied , une main, un bras par exemple , profondément affectés par une contusion violente, puissent devenir le siège d'ulcérations strumeuses bien caractérisées et très- opiniâtres, mêiue chez un individu qui n'offre encore que les traits superficiels de la diathèse scrophuleuse. J'ai rencontré , chez plusieurs malades , un état absolument semblable à celui que je viens d'indiquer. Enfin,