PREMIÈRE PARTIE. a^f
)> une prédisposition à répaississement qui s'ef- » fectue dès qu\in principe coagulant, tel que le )) virus vénérien , se développe dans l'économie» (Pressa VIN 5 Traité des Malad, pénér. etc. ), De semblables erreurs ne méritent pas une réfutation sérieuse, et ne seront jamais capables d'ébranler les principes que nous venons d'établir.
Mais si la constitution strumeuse à Vétat de simplicité présente en faveur de la guérison un aussi grand nombre de probabilités, est-il permis de concevoir les mêmes espérances , pour cette même constitution , lorsqu'elle se trouve compliquée par une inflamniation locale ? L'expérience nous apprend que les chances de succès ne sont point encore notablement diminuées ^ tant qu'il n'existe aucune désorganisation des tissus affcclés par la maladie locale , et surtout , lorsque cette dernière est extérieure et superficielle ; comme on l'observe dans les engorgemens des ganglions sous-cutanés, les ulcérations de la peau , etc. Mais nous devons ajouter qu'il ne reste ie plus souvent aucun espoir lorsque la dégénération s'est manifestée à l'intérieur, et dans un organe important à la vie.
Deuxième question. — Un malade de Vun ou Vautre sexe peut-il être guéri d'une manière assez parfaite pour s'engager dans le mariau^e sans craindre de communiquer les scrophules au sujet
qui cohabite ai^ec lui^ ou de les transmettre à ses descendans ?
La solalion de celle queslion par V affirmative n'est que la co!iséqiience naturelle de tout ce que nous avons dit précédemment. En effet, i°. en supposant même que l'individu jadis écrouelleux conservât encore quelques (races de cet!e affection , il ne pourrait la transmet Ire à celui qui partage sa couche , puisque les scrophules, même au dernier degré, ne sont jamais contagieuses, comme nous l'avons prouvé jusqu'à l'évidence, a*^: La Iransmission de celte maladie des parens aux enfans, ne s'effectue dans aucune circonstance au moyen d'un vice ou virus susceptible d'être masqué sous les apparences de la force et delà santé 5 mais toujours parce que les premiers don lient auxseconds la constitution strumeusequi leur est propre, et qui ne peut se déguiser tant qu'elle existe dans leur économie. JN'esl-il pas natiu'el d'en conclure que cette constitution une fois détruite, et remplacée par une organisation nouvelle, l'individu ne doit plus conserver la crainte de laisser un funeste héritage à sa postérité ? Je dois cependant ajouter que dans une circonstance aussi délicate, il importe de s'assurer que la^ guérison est radicale, avant de contracter un engagf mentqui , dans la supposition contraire, pourrcit coûter bien des larmes et d^s regrets. 11 est toujours facile d'acquérir cette heureuse cer-