‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 108 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

examiner deux questions qui se présentent naturellement, et dont la solution nous paraît trèsimportante sous plusieurs rapports.

Première question, — La maladie scrophu-^ îeuse est-elle susceptible d^une guérison radicale ?

Nous avons démontré précédemment que les scrophules ne sont autre chose qu^une altération nutritive des tissus ; la question se réduit donc, pour la cojistitution strumeuse simple, à savoir si la nutrition peut être, par des moyens convenables, rappelée à son état d'intégrité, et si les solides vivans sont encore susceptibles d'être ramenés à une bonne organisation. N'est-il pas dès lors facile de concevoir qu'en environnant le malade des influences les plus avantageuses à l'élaboration nutritive, ses organes se trouveront, après un certain temps, tellement renouvelés par la transmutation moléculaire que chaque instant voit s'effectuer, qu'ils ne présenteront plus aucun des élémens altérés dont ils étaient formés antérieurement, et seront pour ainsi dire reconstitués dans toutes leurs parties. Il est impossible de ne pas admettre ces vérités consignées dans tous les bons ouvrages , et basées sur des faits qui se renouvellent chaque jour au milieu de nous. ,

Combien, en effet, n'a-t-on pas vu de sujets évidemment scrophuleux dans leur enfance, guéris sans retour, et par les seules forces de la

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nature, à l'époque de la puberté, qui semble donner à la vie une activité nouvelle. Si l'économie animale, abandonnée à ses propres ressources, a pu, dans un assez grand nombre de circonstances, triompher de la constitution strumeuse, que ne doit-on pas espérer en favorisant ces efforts conservateurs par des moyens rationnels et fondés sur l'expérience, en soustrayant le malade à toutes les influences fâcheuses , pour le placer au milieu de celles qui sont le plus convenables à son état ! Je suis tellement pénétré de ces principes puisés dans les leçons de nos meilleurs praticiens, et dans la fréquente observation delà maladie scrophuleuse , que je ne crains point d'avancer qu'on peut toujours la détruire , 1°. lorsqu'elle est à l'état de diathèse simple, et dans son principe; 2°. lorsqu'elle existe chez un sujet encore peu avancé en âge ; 3°. enfin lorsqu'il est possible de situer le malade dans une habitation saine, de lui faire suivre le régime et le traitement que nous exposerons bientôt.

J'ose espérer que ces idées admises d'après la nature et l'observation , prévaudront sur celles qu'ont fait naître les théories chimiques de la médecine humorale, et que personne ne voudra penser, avec M. Pressavin , ce que le rachitis et )) l'afPection strumeuse forment des maladies qui, » détruites en apparence d'une manière radicale, )) laissent toujours dans les fluides lymphatiques

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