IV. AIR ATMOSPHÉRIQUE
Il faut encore, sous ce rapport, garder un juste milieu entre Fopinion des auteurs qui veulent accoutumer de suite le nouveau-né à braver le froid même le plus rigoureux, et les avis de ceux qui, par des précautions exagérées, conseillent de l'environner constamment d'une atmosphère chaude et uniforme 5 Tun et l'autre de ces excès présentent également des inconvéniens plus ou moins dangereux. Il faut , autant que possible , placer l'enfant dans un air pur, sec, et tempéré ; dans un lieu élevé , jamais voisin des nombreux rassembleuiens d'hommes ou d'animaux. C'est en présentant ces caractères que l'atmosphère des champs est en général si salutaire au nouveau-né. Les anciens avaient bien goûté cette vérité , puisque Lycurgue , dans ses Institutions , ordonne de tenir les enfans à la campagne jusqu'à leur cinquième année. C'est par l'éducation agreste que Henri IV, ce modèle des souverains , fut préservé de la mort qui avait frappé sqs premiersnés sous la pourpre royale.
On exposera donc le jeune sujetavec précaution et ménagement, aux vicissitudes de l'air atmosphérique, et surtout aux influences vivifiantes de la lumière et de la chaleur solaires. On lui choisira pour habitation un appartement élevé , situé au midi, assez spacieux, et bien aéré: on