DEUXIÈME PARTIE. iSj
Russie, la couche du nouveau-né est un sac rempli d'une certaine quantité de son , etc.
(( Il importe, dit J.-J. Rousseau, de s'accoutu- )) mer d'abord à être mal couché • c'est le moyen
» de ne plus trouver de mauvais lit Les
» gens élevés trop délicatement ne trouvent plus )) le sommeil que sur le duvet ; les gens accou- » tumés à dormir sur des planches le trouvent )) partout : il n'y a point de lit dur pour qui » s'endort en se couchant. »
Sans adopter ces usages qui peuvent avoir bien des inconvéniens, sans nous ranger sous les bannières du philosophe de Genève , qui méconnaît la nature tout en voulant être son interprète, nous conseillons de renoncer entièrement aux lits de plume pour l'enfant, et de le coucher habituellement sur un matelas de laine soigneusement entretenue; on évitera dès lors tous les inconvéniens indiqués ; le corps et les membres du jeune sujet trouveront dans ce plan toujours élastique un point d'appui solide , et très-avantageux aux difFérens mouvemens qu'il veut exécuter , et dont le libre exercice est le moyen le plus favorable au développement de ses forces et de son agilité.
Sa couche doit être assez spacieuse pour que ses mouvemens ne soient pas entravés ; il ne faut jamais l'y garotter, comme le font beaucoup de femmes, à la campagne surtout.