‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 127 sur 236 · DEUXIEME PARTIE. 29 î · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. 29 î

n'ignore que cette secousse, cet ébranlement du cerveau donne fréquemment naissance à de graves accidensj dérange la digestion, amène le vomissement ; c'est ce qui arrive aussi très-fréquemment au nouveau-né soumis à ces manœuvres imprudentes. Le simple mouvement d'une voiture suspendue, le roulis d'un vaisseau , etc., suffisent pour développer ces fâcheux effets chez beaucoup d'individus adultes ; que ne doit-on pas redouter d'un mouvement analogue , pour un être faible, et dont les fonctions s'altèrent avec tant de faciUté sous les moindres influences?

Galien fit abandonner cette funeste méthode , qui, outre les inconvéniens que nous venons d'indiquer, présente encore. celui de produire chez l'enfant un sommeil forcé , presque toujours morbifique, et très-rarement naturel. Il est bien préférable d'imiter sur ce point les Grecs, qui endormaient leurs enfans par les charmes delà mélodie et des chansons agréables ; cet innocent moyen porte dans l'âme du jeune sujet une expansion salutaire, et le besoin du sommeil amène le sommeil lui-même sans secousse ni provocation. Les précautions du i éveil sont absolument les mêmes. Le père de Montaigne en avait bien senti les avantages, puisqu'il n'éveillait jamais son fils qu'au son d'un instrument harmonieux.

^g'2 TRAITE SUfl liES SCROPHULES,'

Page 1