‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 129 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. SgS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. SgS

1^. Allaitement maternel, — Cest le seul approuvé par la nature, c'est aussi le plus avantageux à l'enfant, lorsque la mère ne se trouve pas dans l'impossibilité d'en faire les frais. Les obstaclés qui peuvent s'opposer à l'accomplissement de cette fonction maternelle ne sont pas aussi nombreux qu'on le pense généralement dans le inonde; ils peuvent être réduits aux suivans : à l'existence , chez la femme i^ d'une maladie contagieuse; 2". de la diathèse scrophuleuse , cancéreuse, etc. ; 3°. d'un état de cachexie scorbutique; 4**. d'une maladie dartreuse ancienne et générale; 5°. delà phthisie pulmonaire ; 6**. d'une constitution trop faible et trop délicate.

Mais il ne faut pas donner à cette dernière circonstance une extension exagérée ; il n'est pas nécessaire, en effet, d'avoir un tempérament athlétique pour allaiter son enfant, surtout en prenant les précautions que nous indiquerons. Si toutes les mères avaient seulement une idée des maux innombrables qui peuvent être , pour elles et pour les fruits de leurs amours, la conséquence funeste de l'allaitement négligé, on en verrait beaucoup moins se dispenser de cette obligation sacrée, sous le vain prétexte d'une santé trop faible ; par le désir, moins excusable encore, de se livrer aux plaisirs àra monde; enfin, par la crainte de déformer des ornemens accordés à la femme pour un meilleur usage.

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L'allaitement est une fonction établie par îa nature : quiconque veut éluder ce vœu de Fordonnateur universel^ s'expose aux plus grands dangers ; ne cherchons point une autre origine à ces engorgemens j ces abcès, ces cancers au sein , ces inflammations intérieures, et ces différentes maladies qui deviennent si souvent la punition plus ou moins prompte de cette infraction aux lois naturelles. Je pourrais agrandir ce tableau aussi vrai qu^efPrayant , mais il me suffira, je l'espère, de parier à la tendresse maternelle.

On a souvent répété que la femme qui néglige volontairement d'allaiter son enfant n'est mère qu'à demi. Je ne crains point d'ajouter qu'elle ne mérite même pas un pareil litre. En effet, suffit-il donc pour en être digne, d'avoir nourri dans son sein un enfant qu'on n'a pu se dispenser d e porter, dont on a souvent compromis la santé , l'existence même, par des imprudences et des excès ; que l'on a confié, aussitôt qu'il est devenu possible de s'en débarrasser, aux soins d'une nourrice mercenaire , et dans un temps où cette faible créature exposée à toutes les causes de maladie et de destruction , avait plus que jamais besoin de trouver un abri salutaire sous l'égide impénétrable de l'amour maternel ? Mères sensibles, mais qui ne connaissez point assez l'importance des obligations que vous avez à remplir, suivez-moi dans la plupart de ces pensions du premier âge, où

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