MOYENS ANTI-SCROPHULEUX DES AUTEURS
Chaque pays a , pour ainsi dire , ses médica-
mens de prédilection dans le traitement des
écrouelles, ainsi :
^ 1°. En Pologne. — On emploie spécialement
* le verre d'antimoine ( oxide d'antimoine sulfuré
vitreux ) ; le turbith TTzf/z^m/ ( per-stilfate de mercure); la poudre des coquillages calcaires, sous forme de pilules , etc.
n^. En Allemagne. — Le safran de mars apéritif ( carbonate de fer ) ; le safran de mars astringent ( oxide rouge de fer ) ; le mercure allié aux différens baumes, le sublimé corrosif ( deuto-chlorure de mercure) ; la ciguë, lejalap, lascammonée, la gomme-gutte, les bois sudorifîques , etc. '
3^. En Hollande et dans les Pays-Bas. — On a long-temps mis en usage, comme un moyen infaillible, le fameux spécifique de Vanderlynden, composé de safran de mars sulfuré ( oxide de fer sulfuré ) ; d^ antimoine diaphorétique { protoxide d'antimoine obtenu par l'acide nitreux )'^ de la poudre d' Algoroth ( protoxide d'antimoine obtenu par l'acide hydro-chlorique ) ; de cinnahre antimonial ( sulfure de mercure obtenu par la décomposition du deuto-chlorure de mercure au moyen du sulfure d'antimoine ); de nacre porphyrisée , de poudre de vipère , et de miel ; composé, que l'on administrait en pilules.
4**. En Danemarch y en Suède. — On emploie spécialement les sudorifiques et les cordiaux.
5^. En Italie y en Espagne. — Le mercure et les diaphoré tiques.
6*^. En Angleterre. — L'antimoine cru ( sulfure d'antimoine natif) ; la limaille d'acier por-