‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 157 sur 236 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

Nous diviserons ce chapitre en deux sections principales : i'^. dans la première nous exposerons le traitement de la diaîhèse scropliuleuse simple ; 2^. dans la seconde nous indiquerons celai qui convient à cette même diathèse, lorsqu'elle se trouve compliquée d'une irritation ou d'une inflammation locale.

PREMIÈRE SECTION

Traitement curatif de la constitution strumeuse

simple.

La maladie n'est encore alors , comme nous l'avons démt)ntré, qu'une altération notable dans la nutrition y et consécutivement un état cV imperfection dans V élaboration et V animalisatiôn des tissus. Il est par conséquent bien facile de saisir la véritable indication à remplir dans cette circonstance; il faut , en effet , rendre à la nutrition sa direction et son activité naturelles ; changer la

constitution du malade ; renouveler ^ si je puis jn' exprimer ainsi ^ tous les tissus de son éco^ nomie.

Mais par quels moyeiis reraplira-l-on ces conditions indispensables à la cure parfaite de la maladie que nous examinons ? Nous ne possédons, pour le faire, emcunG panacée merveilleuse j aucune recette particulière ^ aucun spéci- Jîque puissant ; nous pensons, au contraire , qu'il n'en existera jamais , et qu'il sera toujours impossible de combattre la diatlièse écrouelleuse , dans l'espace de quelques semaines, ou même de quelques mois, par l'usage exclusif de médicamens réunis au hasard , et prescrits sous le terme séduisant à' anti-scrophuleux / mais nous ne craignons point d'assurer que l'on obtiendra constamment ces résultats lieureux, par un ensemble de moyens bien combinés , employés sans interruplion pendant plusieurs années, et variés suivant l'âge, le sexe, le tempérament du sujet, et le desré de l'altération générale , si le médecin apporte de son côté beaucoup de prudence et de circonspection , et si le malade offre du sien assez de constance et de ponctualité.

Nous distinguons ces moyens en deux classes ; 1°. moyens hygiéniques, moyens pharmaceutiques ; c'est dans leur concours, et non point dans la vertu spéciale de quelques-uns d'entre eux, que nous devons placer toutes nos espérances.

deuxil:me partie. 357

§. p^ moyens piyg léniques.

Nous comprenons, SOUS celte dénomination , tous ceux qui nous sont accordés par la nature, pour nos usages habituels, et dont Temploi convenable et bien dirigé doit concourir à rentrelien et au perfectionnement de notre individu. Tels sont spécialement, i^. l'air atmosphérique; 2^. les vêtemens; 3*^. les aîimens; 4*^. l'exercice et le repos, le sommeil et la veille j 5°. les excrétions ; 6°. enfin , les passions de l'âme et les fonctions intellectuelles.

Ces moyens ont une puissance incalculable sur l'économie animale, ils peuvent la modifier , la changer même en totalité, suivant la direction qu'on leur donne. Ainsi, nous les avons vus, dans îa première partie , déterminer la diathèse strumeuse lorsqu'ils sont vicieusement employés ; nous les verrons, dans celle-ci, constituer la base, la pariie principale, et, j'ose le dire, la plus efficace du traitement de cette maladie; ce qui nous oblige à les exposer avec tous les détails convenables.

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