‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 158 sur 236 · I. AIR ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

I. AIR ATMOSPHÉRIQUE

Nous devons le considérer sous le double rapport; i". de sa pureté; 2^. de sa température et de son degré de sécheresse ou d'humidité. 1°. Relativement à la pureté — L'air impur

est dangereux, i°. en introduisant des principes nuisibles dans l'économie, par l'absorption pulmonaire et cutanée; 2°. en produisant une rénovation imparfaite du sang venimeux pendant la respiration. Il est donc indispensable de placer le malade dans une atmosphère assez riche en oxigène, et jamais corrompue par des gaz délétères ou des miasmes putrides. On choisira, par conséquent, les lieux les plus élevés, où Fair, moins stagnant, se renouvelle avec une grande facilité- les campagnes bien situées , où ce fluide n'est point altéré par des réunions nombreuses d'hommes et d'animaux, où les végétaux le purifient continuellement et le rendent en même temps plus salutaire et ])lus agréable, par le mélange des parfums que leurs fleurs exhalent à chaque instant.

tÀ°. Relativement à la teinjié rature . — L'air humide et froid a beaucoup d'influence dans la production des scrophules, en entretenant une sorte de langueur, d'engourdissement et d'inertie dans toute la constitution. L'air sec et chaud présente les plus grands avantages pour la guérison de cette maladie , en produisant sur le tissu cutané une excitation qui se répartit à tous les organes , et les maintient dans un état d'éveil et d'activité bien favorables à leur nutrition. Il faut surtout attribuer ces heureux effets au calorique et à la lumière solaires, qui sont peut-être

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