DEUXIÈME PARTIE. 36g
mais toujours avec beaucoup de modéralion , l'usage des liqueurs alkooliques , du thé, du café, etc. Pendant les fortes chaleurs de Télé , l'usage momentané de la bière peut avoir quelques avantages.
E.EPA5. — Il est encore, sous ce rapport, des règles bien importantes à suivre. Sans déterminer scrupuleusement Fheure des repas, on doit ordinairement placer entre eux des intervalles assez longs pour que la digestion soit entièrement achevée, et que le besoin de prendre des alimens se puisse faire éprouver. Le malade ne mangera jamais jusqu'à satiété, et consultera toujours son appétit et non point ses caprices. Il de%^ra prendre habituellement un peu d'exercice avant de se mettre à table, et s'abandonner après le repas, pendant une heure, non point au sommeil , mais à l'inaction.
M. Girard-Girardot conseille de faire jeûner les scrophuieux, et regarde ce moyen comme l'un des plus puissans pour opérer leur guérison : Frustra sudaverit medicus strumosampharmacis inseqaendo diathesirn nisi congruenter famern faverit. Il est vrai que la diète prolongée s'accompagne ordinairement d'une augmentation notable dans l'activité de la nutrition, toutes les forces paraissant alors se concentrer sur cette fonction ; mais on conçoit facilement qu'il ne faut point abuser d'un pareil moyen, si l'on
craint de voir tomber ses malades dans un épuisement incurable. Il faut donc observer un juste milieu entre la ruine de l'estomac, l'épuisement de la constitution par des jeûnes trop prolongés, et l'excessive réplétion de ce viscère par des alimens surabondans, et pris avant qu'un appétit sufEsant n'en ait indiqué le besoin.