DEUXIEME PARTIE, ?S
accessoires. Enfin , nous plaçons encore parmi les alimens salutaires aux scrophuleux, les végétaux qui contiennent un principe amer, tels que le cresson de fontaine, la chicorée verte, etc.
AssAisoNNEMENS. — La manière de préparer les alimens est de la plus grande importance dans le tr-aitement de la diathèse écrouelleuse. Les végétaux ne doivent jamais être mangés à l'état de crudité , mais toujours convenablement cuits ; on en exceptera cependant les salades de cresson , de chicorée verte, les raves et les radis, que l'on pourra permettre quelquefois, d'autant mieux qu'ils auront le grand avantage de délasser le malade des autres alimens. Les viandes seront toujours légèrement faisandées, ce qui les rendra plus excitantes et plus -faciles à digérer ; on évitera les salaisons y les chairs fumées , la pâtisserie, les ragoûts salés, vinaigrés, les fri'tures, etc. L'assaisonnement devra toujours être simple, un peu aromatique, et jamais surchargé de beurre, de graisse ou d'huile. Les potages gra^, les viandes rouges ou noires bouillies, rôties, et dont on augmentera la saveur par l'addition d'une petite quantité de poivre ou de moutarde, seront, dans le plus grand nombre des cas , les alimens à préférer.
Alimens liquides ou boissons. — Il faut, autant que possible, éviter l'usage des cidres, surtout de ceux qui n'ont point encore fermenté , on qui
sont déjà passés à l'état acide. Si Ton était réduit à leur emploi , on devrait préférer le poiré ou le cidre de cormes. 11 est indispensable de renoncer aux boissons que l'on obtient par la macération des fruits cuits ; l'eau seule ne doit également jamais être employée, mais elle peut, avec avantage, être associée à d'autres fluides, comme nous le dirons. On doit toujours choisir celle qui coule habituellement dans un lit sablonneux, et sous l'influence des rayons solaires , telle que celle d'un fleuve, ou d'un ruisseau limpide. Les eaux stagnantes des puits, des lacs, etc., sont ordinairement surchargées de sels calcaires, de substances animales ouvégétalesenputréfiction , mal aérées, et comme on le dit, dures et froides ; leur usage habituel peut entretenir et même déterminer la constitution strumeuse. Pour donner à ce fluide toute la salubrité possible, il sera très-avantageux de le faire passer par un filtre au sable et au charbon ; cette pratique , aussi facile que salutaire , devrait être spécialement établie dans les lieux où l'on ne peut se procurer que des eaux croupies et bourbeuses. Les scrophuleux devront pour boisson ordinaire , faire usage de bon vin , convenablement étendu d'eau; si le tempérament est excitable, on donnera la préférence au rouge ; on choisira au contraire le blanc, si la constitution est froide et sans énergie. C'est dans ce dernier cas, seulement, que l'on permettra quelquefois,