‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 166 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. 87 î · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 87 î

espèce , les uns à l'élat sauvage , les autres à lelat domestique; chez les premiers, en effet, les chairs scjnt fermes , noires , très-azotées ; chez les seconds, au contraire, elles sont beaucoup plus molles, plus pâles et moins animalisées; 2^. d'opposer l'habitant de la campagne , dont îa constitution s'affermit par l'exercice et le travail , à l'opulent citadin qui languit au sein de la mollesse et de l'inaction ; 3". démettre en parallèle, dans nos grandes villes, les cordonniers, tisserands, tailleurs, portiers, etc. , avec les charretiers, charpentiers, et surtout les mariniers ; les premiers deviennentieplussouventscrophuleux, tandis que les seconds sont garantis de cette maladie, par le niouvementet l'exercice, même au milieu des circonstances les plus susceptibles de la produire. 4°. Enfin, des faits particuliers viennent encoreà l'appui du principe que nous avons émis, et prouvent que des individus mal nourris , mal vêtus, exposés à toutes les causes d'insalubrité, ont trouvé dans une vie active la guérison radicale de la diathèse écrouelleuse. Ainsi Falloppe rapporte que plusieurs sujets scrophuleux condamnés aux galères ont été délivrés de cette maladie par les travaux forcés. Van-Swiéten a fréquemment vu l'agriculture prévenir et même détruire la constitution strumeuse.

Ne doit-on pas en conclure qu'un exercice modéré, toujours proportionné à l'âge, au sexe^

au tempérament, aux forces de rindividu , con- Tient essentiellement dans le traitement de cette maladie , puisqu'il entretient une grande activité dans toutes les fonctions, spécialement dans la circulation , la nutrition , et conséquemment dans l'animalisation des tissus ? Il a déplus le précieux avantage d'augmenter l'appétit, de rendre, dès lors, les digestions plus faciles 5 aussi Alexandre- ]e-Grand disait-il souvent : V exercice est le meilleur des cuisiniers.

Il faut cependant employer ce moyen avec discernement, et ne pas épuiser le malade par des travaux excessifs, ou commandés à contretemps. On doit particulièrement l'exercer à l'air libre, et sous l'influence des rayons solaires, sans craindre les plus ardens, puisqu'ils sont toujours les plus favorables ; le matin avant le déjeuner, dans la journée avant les autres repas , mais jamais immédiatement après. Il est également très-important de varier les genres d'exercice , et de s'arrêter surtout à ceux qui peuvent être agréables, afin de distraire l'esprit, et de fortifier, en même temps , toutes les parties d»u corps. On remplira cette double indication par la chasse , la promenade, la course, l'équitation; par difFérens jeux tels que les barres, la paume, le ballon, le volant, le mail, en un mot, par toutes les ressources de la gymnastique , si heureusement employée chez les anciens 3 et beaucoup trop

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