‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 167 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. SyS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. SyS

négligée par les modernes. Je regarde surtout comme bien avantageuse, dans ]a circonstance qui nous occupe, la culture d'un petit jardin ; elle procure , sans fadgue et sans dégoût, un exercice très-varié ; c'est toujours avec un nouveau plaisir que l'on bècîie son parterre , que l'on déplace on que l'on taille ses arbustes, que l'on arrose ses fleurs, dont les parfums et l'aspect entretiennent le moral dans un état d/expension et de gaîté bien favorables au développement du physique. 11 faut donc abandonner entièrement un terrain convenable à la discrétion du scrophuleux , qui , fier du droit de propriété, ne manquera pas d'accorder tous ses soins à l'embeilissement de son. petit domaine, et d'y trouver cbaque jour des éléînens de force et de santé.

L'exercice du dehors ne suffit point encore : on doit mener une vie active à l'intérieur ; ainsi l'on chargera les jeunes personnes de cjuelque& détails du ménage , surtout de ceux qui nécessitent beaucoup de mouTement ; on devra les engager, de même que les jeunes gens , à frotter quelquefois leurs appartemens ; la danse , l'escrime, etc. 3 offriront également les plus grande avantages.

Si le malade appartient à la classe indigente ^ on lui recoiïimandera, comme précaution indispensable, d'embrasser une profession qui puisse remplacer, autant que possible, tous les genres.

d'exercice que nous venons de conseiller. S'il est encore à la mamelle , on devra suppléer à sa faiblesse par tous les moyens convenables.

Sommeil et veille, — Le sommeil trop longtemps continué favorise Fapalliie morale et physique, amollit toute la conslilulion ; la veille, au contraire, entrelient dans l'économie une excitalion générale et. continuelle bien favorable à la nutrition des organes, au dévelo])pement de la force et de l'aclivilé. Il faut donc habituer, de bonne heure, le scrophuleux à ne prendre que le repos indispensable à la réparation de ses forces. Un sommeil de dix ou douze heures pour les enfans, de huit ou neuf seulement pour les adolescens et les adultes, sera toujours suffisant. Le malade ne devra jamais faire usage des lits de plume , qui toujours affaiblissent et rendent plus paresseux. Sa couche sera composée de plusieurs matelas , et d'un sommier garni de quelques plantes aromatiques, telles que la lavande, la sau.::e , le romarin, etc. elc.

Mais en évitant un excès il ne faut pas tomber dans un autre ; les veilles trop étendues , et surtout prolongées dans la nuit, auraient bientôt le fâcheux effet d'épuiser le malade en usant ses forces vitales, qui ont besoin, pour se réparer, d'un intervalle convenable de calme et d'inaction . Ainsi, se coucher régulièrement à neuf ou dix heures du soir, se lever à cinq ou six du matin ,

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voilà 5 SOUS ce rapport, le genre de vie le plus avantageux. Les scropliuleux ont un tel amour du repos et du sommeil, qu'il faudra leur faire une sorte de violence pour les engager à l'exercice et à la veille ; n'importe, il faut y mettre de la fermeté, et ne jamais- différer un instant , car le sacrifice deviendrait de jour en jour plus difficile et plus pénible.

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