MODIFICATIONS DU TRAITEMENT
Elles sont relatives, i°. àTâge; 2*^. au tempérament j 3**. à la saison; 4°- enfin aux complications.
1°. Relativement à F âge, — Si le malade est trop jeune pour faire usage des moyens que nous venons d'indiquer, supposons qu'il soit encore à la mamelle ; on pourrait dès lors , avec avantage , faire suivre à la nourrice le traitement et le régime anti-scrophuleux , en négligeant toutefois ce qui serait susceptible de lui devenir contraire. On devrait également, comme déjà l'avait conseillé Bordeu , faire allaiter l'enfant par une chèvre, en la nourrissant de plantes aromatiques. Si le sujet est plus avancé en âge, mais cependant encore dans l'enfluice, il faut apporter beaucoup de prudence dans l'emploi des médicamens excitans , et, toujours alors, invoquer les secours de l'hygiène plutôt que ceux de la pharmacie.
2°. Relativement au temjpérament. — On peut, dans les constitutions inertes et froides , stimuler fortement et sans aucun danger; mais chez les individus qui joignent à la diathèse strumeuse une sensibilité physique et morale très-développée, une grande mobilité, le traitement devient
beaucoup plus difficile. Ce n'est qu'avec des ménagemens extrêmes que l'on doit employer les excitans proprement dits. Les toniques sont, dans ce cas 5 le plus souvent préférables , encore faut-il observer leurs eflbls avec une vii^ilance continuelle, et suspendre à l'insiantmême leur usage, s'il survient un peu de fièvre ou d'irritation. C'est pour avoir négligé cette distinction et ces précautions indispensables, que l'on a vu les scrophuleux fréquemment succomber sous l'influence même du traitement. Tandis que des accidens semblables n'arriveront jamais , en proportionnant l'activité des moyens au degré de l'affection, à l'âge et au tempérament du malade. S*'. Relativement à la saison. — L'expérience démontre qu'il faut dans l'hiver, surtout lorsqu'il est humide et froid, augmenter l'activilé des excitans extérieurs, et diminuer celle des excitans internes. Cette vérité, surprenante au premier aspect, sera goûtée par tous les praticiens qui suivront avec attention les résultats du traitement anti-scrophuleux. Ils verront, en effet, des médicamens, qui , dans la belle saison , ne produisaient qu'une excitation convenable , déterminer, pendant les froids brumeux, àes chaleurs à la face, aux pieds , aux mains , à la poitrine, etc. j ou même des inflammations dans ces diverses parties. Si nous cherchons la raison de cette différence, ne la trouvons-nous pas dans la