‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 175 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

sensibilité plus ^^ive clés organes intérieurs sur lesquels toutes les forces de la vie semblent se concentrer pendant Fhiver ; circonstance qu'Hip-

pocrate avait très-bien observée Hieme

vero ventres sunt calidiores. En supposant même que cette explication ne fût point admise , le fait existe, et doit servir de guide à quiconque veut traiter avec succès la constitution strumeuse.

4°- Relativement aux complications . -— Nous indiquerons seulement celles qui nécessitent des modifications dans l'emploi des mo}^ns généraux.

1°. Le rachitis. — 1°. Un assez grand nombre d'auteurs ne voyant dans cette maladie que le ramollissement des os, sans la rattacher à l'affection scrophuîeuse dont elle n'est, comme nous l'avons démontré, qu'une variété relative à la nal ure du tissu affecté , conseillent tous les moyens qui leur paraissent convenables pour favoriser l'ossification , et fournir aux os le principe indispensable à leur solidité. C'est dans cette intention que l'on a préconisé la garance, comme ayant une action toute particulière sur la consolidation du tissu osseux ; mais aucun fait bien constaté ne démontre cette propriété spéciale. C'est encore pour obtenir le même résultat que plusieurs médecins chimistes ont prescrit Fasage intérieur de la chaux, du phosphate calcaire, etc. Mais nous savons aujourd'hui que les combinai-

Sgo TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.

sons nutritives ne s'effectuent pas à la manière àescom,binaisojis chimiques. Il est d'ailleurs bien facile de concevoir, d'après tout ce que nous avons dit précédemment sur le racbitis, que le traitement général de cette affection doit être absolument semblable à celui de la constitution strumeuse , puisqu'en rendant à la nutrition générale une activité suffisante et une bonne direction , on favorisera celle du tissu osseux , et l'ossification par conséquent.

Il faut en même temps , par des moyens convenables , traiter le symptôme particulier de la maladie, ou, en d'autres termes, les déviations vicieuses des différentes parties du squelette. Ces moyens ne sont pas les mêmes pour tous les âges. Ainsi, 1°, lorsque les os affectés ont acquis, dans ces incurvations morbifiques, la consistance et la densité naturelles , il est pour jamais impossible de les rectifier.

2"*. Si le malade est encore dans sa première ou sa seconde année , on ne doit employer aucun instrument pour prévenir la déformation de ses membres, ou les ramener à la rectitude qu'ils doivent offrir, l'application des macliines ayant toujours alors deux inconvéniens inévitables, et directement opposés à la guérison de la maladie principale; en effet, ï°. ils en traventle développement des parties, trop faibles et trop délicates pour en supporter l'action ; 2°. et de plus , ils s'oppo-

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