‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 177 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. 3g · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 3g

de comprimer, de rétrécir le llioiax, de rendre 2)ar conséquent la respiration difficile et toujours imparfaite ; trop heureux, lorsqu'ils ne produisent pas ces funestes maladies décrites sous le terme générique de -phthisie pulmonaire. Il faut donc, si l'on veut persister dans l'usage d'un moyen aussi dangereux, employer des corsets larges, élastiques, et confectionnés de manière à soutenir la colonne vertébrale sans en gêner les mouvemens, et sans exercer sur la poitrine aucune compression capable de s'opposer aux mouvemens libres et faciles des parois de cette cavité.

2^. Les dartres. — Il faut retrancher du traitement anti-scrophuleux les excitans proprement dits, tels que les alkooliques, et même le vin amer de gentiane 5 si l'on continuait son emploi, il faudrait alors supprimer îe raifort sauvage que nous avons fait entrer dans sa composition. On doit également renoncer aux viandes noires, aux légumes fournis par les plantes crucifères, etc. C'est dans cette complication qu'il est avantageux d'insister sur l'usage des amers, des plantes chicoracées, du soufre à f intérieur, des lotions, et des bains hydro-sulfureux, etc.

3°. La syphilis. — C'est alors qu'il faut agir avec beaucoup de prudence et de discernement. Si la constitution est trop faible et trop détériorée pour supporter, sans danger, l'action du

mercure, on doil d'abord traiter les scropliules, avec l'attention de ne pas exaspérer la syphilis par des moyens trop excitans. Dans la supposition contraire, il faut, sans retard , combattre celte dernière maladie. On conçoit, d'après tout ce que nous avons dit, avec quelles précautions le mercure doit être mis en usage. Si le sujet est très-jeune, ou bien adulte débile et voisin de la cachexie scorbutique , il faut alors préférer le sublimé à l'intérieur; s'il est adolescent, qu'il présente un point d'irritation dans les principaux organes, et spécialement dans l'estomac ou dans les poumons , on doit employer les frictions avec l'onguent mercuriel. Dans ces deux cas, il faut toujours procéiler avec lenteur, et soumettre les effets du traitement à une attention continuelle et scrupuleuse. L'usage des alimcns trop stimuîans, des liqueurs alkooliques, des préparations ferrugineuses surtout doit être entièrement suspendu jusqu'à la guérison de la syphilis.

4*^. Lée scorbut. — 11 est indispensable que la diète soit alors beaucoup moins animale ; que Ton évite particulièrement l'usage des viandes noires ou trop faisandées, et que l'on préfère celui des végétaux crucifères. C'est surtout alors qu'il faut augmenter la proportion du raifort sauvage dans le vin de gentiane, et que l'on peut avantageusement conseiller le sirop et le vin anti-scorbutiques, avec la précaution de les for-

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