‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 176 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

sent aux mouvemens et à Texercice de ces mêmes parties, qui cependant sont les seuls moyens de leur donner la force et Factivilé dont le défaut constitue le principal caraclèreode Faffeclion qu'il faut combattre. Le traitement particulier du racliitis doit donc se borner, pour cet âge delà vie, à quelques précautions toujours simples et faciles. Ainsi 5 on éviterade laisser marcher l'enfant seul , avant qu'il ait acquis un accroissement suffisant. Il ne faut pas cependant le condamner à l'inaction ; on doit, au contraire, soit près du feu, soit sous l'influence des rayons solaires, le placer sur un tapis, le laisser s'agiter et se mouvoir en liberté, sans le perdre un seul instant de vue ; le promener souvent en voiture, en bateau, etc. Lorsqu'il a pris un peu plus de force, on l'exerce, avec précaution, à lamarclie, jamais au moyen des lisières , des chariots , etc. , mais toujours en le soutenant soi-même avec beaucoup de ménagement. Ajoutons à ces pratiques celles de coucher l'enfant sur un lit bien élastique, et dont le plan soit toujours uniforme; de le porter constamment dans une bonne situation, ce que les femmes ne font presque jamais 5 enfin , de lui faire garder une position favorable dans tous ses exercices. Un pareil traitement exige beaucoup de surveillance et d'assiduité ; mais quelle éducation est plus digne que celle de l'homme, de nos soins et de notre attention?

$gi TRAITÉ SUR I.ES SCROPHULES.

3^. Lorsque le racliitique est un peu plus avancé en âge, et que les diverses parties de son squelette conservent encore beaucoup de flexibilité, on a conseillé difFérens moyens physiques^ dans Fintention de redresser les os contournés , et de rendre aux parties déformées leur configuration naturelle. Ainsi, pour les déviations de l'épine, des cols élastiques, différentes machines parmi lesquelles je dois spécialement citer celle de Levaclier, gravée dans le quatrième volume des Mémoires de V Académie de Chirurgie ^ des croix de diverses formes , des corsets de différentes façons , suivant le mode d'incurvation , et la région vertébrale affectée. Pour les membres inférieures, des cuissards y des genouillères^ des bottines à ressort, des souliers dont la semelle est plus épaisse en dehors ou en dedans, suivant la direction des membres déviés. Mais il ne faut jamais perdre de vue que l'indication principale est de fortifier les parties par un exercice convenablement dirigé , et que , par conséquent, tous les moyens mécaniques , dont l'application s'oppose à la liberté des mouvemens, doivent être abandonnés. Que servira de combattre l'effet , si , loin d'attaquer la cause, on favorise encore son développement? Parmi toutes ces inventions de l'orthopédie, aucune n'est plus funeste que celle des corsets. Outre tous les inconvéniens que nous venons d'indiquer, ils offrent encore celui

Page 1