‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 18 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. 3ï · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. 3ï

bles qui constitue la nutrition • c'est le rapport de leur activité respective qui détermine les variations innombrables qu'éprouve cette fonction sous l'influence d'une multitude de causes , et surtout des trois périodes principales de la vie.

1°. Dans la jeunesse, prédominance de l'action assimilatrice ; alois , non-seulement réparalion des pertes, mais encore accroissement des organes.

2**. Dans l'âge viril , équilibre entre les actions assirnilatrice et décomposante. Dès lors , répai^ation des pertes , état stationnaire des organes.

3^. Enfin dans la vieillesse, prédominance de \ action décomposante. Dans ce dernier cas , pertes supérieures à la réparation , décroissement des

organes.

Il est donc bien évident que , pendant toute la durée de la vie, les solides organiques sont le siège d'un double travail au moyen duquel ils éprouvent des transmutations moléculaires continuelles , et qu'après un certain temps ils ne présentent plus aucune des parties qui les constituaient quelques années auparavant. On a voulu fixer à sept ans le terme de cette rénovation totale ; mais l'activité nutritive est tellement variable, les influences qui peuvent ralehlir ou précipiter ses mouvemens sont tellement nombreuses, qu'il est impossible de rien calculer sur ce point , même d'une manière approximative.

D'après tout ce que nous venons d'exposer, il me paraît bien démontré que la nutrition est une véritable sécrétion , dont le produit est le solide organique lui-même.

Il est facile dès lors de concevoir que , de même qu'il existe toujours un rapport exact entre la perfection des fluides sécrétés et l'exercice régulier des sécrétions , de même aussi la bonne ou mauvaise organisation des solides vivans , dépend constamment du bon ou mauvais état de la nutrition. C^est dans une altération profonde de cette fonction et dans l'imperfection organique consécutive , que nous trouvons la véritable nature de la constitution strumeuse.

Il suffit 5 pour le prouver , de faire observer que les causes qui détériorent la nutrition, et celles qui produisent les scrophules , sont absolument les mêmes. Ainsi, les influences qui peuvent altérer cette fonction , agissent toujours en dernier résultat de l'une ou l'autre des trois manières suivantes :

1°. En entretenant dans les organes une sorte de langueur et d'inertie, qui les rend incapables d'exercer la sécrétion nutritive avec la perfection et l'activité convenables, lors même qu'ils auraient à leur disposition des éîémens réparateurs de bonne qualité.

:2°. En présentant aux solides vivans des matériaux nutritifs indigestes et de mauvaise nat,ure ,

qui ne peuvent donner naissance qu'à des organes faibles et mal constitués , lors même que l'élaboration vitale s'effectuerait avec force et régularité.

3^. Enfin , en s'opposant à la liberté des excrétions chargées d'enlever à l'économie le résida nutritif, d'où résulte nécessairement un état de gêne et d'anxiété pour tous les organes auxquels sont continuellement rapportées , par le mouvement circulatoire, des molécules qui, n'étant plus de nature à s'assimiler à leur tissu , les fatiguent sans cesse par leur présence.

C'est absolument de la même manière qu'agissent sur l'économie les causes nombreuses qui peuvent le plus souvent déterminer les scropliules. Pour ne laisser aucun doute à cet égard , accordons un instant notre attention à l'examen de celles qui donnent le plus ordinairement naissance à cette maladie.

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