‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 182 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

dangereusement r inflammation dans Vorgane ^particulièrement affecté.

Tel est l'équilibre indispensable à la guérison du malade, et que le médecin parviendra presque toujours à conserver, en ayant égard aux circonstances suivantes.

1°. Les phlegmasies scrophuleuses sont, dans le plus grand nombre des cas , peu actives ; leur marche est lente, chronique, et les tissus qui en deviennent le siège ont presque toujours besoin d'une excilation modelée pour en faire les frais; ce qui doit un peu rassurer dans Femploi des stimulans y sans cependant faire commettre aucune imprudence.

2°. Ces mêmes inflammations une fois développées dans les tissus écrouelleux , y sont entretenues par le fait même de l'altération générale, comme nous Fa vous démontré précédemment; il faut donc nécessairement détruire cette altération pour les guérir complètement et sans danger de récidive ; ce qui nous explique l'efficacité des excitans et des toniques administrés avec prudence et discernement.

3^. Parmi les médicamens capables de réveiller l'activité nutritive, nous avons distingué : 1°. les excitans proprement dits, qui produisent une augmentation notable dans Faction du cœur, une espèce de réaction et de secousse générale plus ou moins forte, quelquefois même

4oO TRAITÉ SUR Ll^S SCROPHULES.

un mouvement fébrile: i^, les toniques dont les effets semblent se borner à la circulation capillaire, sans déterminer aucune commotion sensible clans l'économie. Cette distinction doit également s'appliquer , comme il est facile de le concevoir, aux diiférens moyens hygiéniques. Il est encore important de faire observer que les médicamens excitans agissent comme tels , seulement lorsqu'ils sont administrés à Vintérieur^ c'est alors qu'ils stimulent fortement l'estomac, les intestins, et donnent consécutivement naissance à la réaction générale que nous venons d'indiquer ; tandis qu'employés à l'extérieur, en frictions, par exemple, ils se trouvent directement introduits dans les petits vaisseaux, sans agir sur l'estomac et sans produire , dès lors , aucune secousse appréciable. Leur action est, dans cette circonstance , à peu près semblable à celle des toniques. Nous n'avons d'autre but, en établissant ces distinctions, que de faciliter l'intelligence de tout ce que nous dirons par la suite relativement aux toniques ^ aux excitans internes et externes. Ces principes étant posés, il est facile d'arriver aux données générales d'après lesquelles on doit modifier le traitement antiscrophuleux dans la circonstance qui nous occupe.

Quelle que soit la partie affectée d'inflammation scrophuleuse, il faut toujours remplir en

Page 1