DEUXIEME PARTIE. l^Ot
en même temps les deuxiiidicalions opposées que présente alors la maladie; i"*. agir sur Forgane plilogosé, dans l'intention de combattre la plilegmasie locale; 2°, appliquer à tout le reste de l'économie, des moyens capables d'opérer la guérison de la constitution strumeuse.Icise présentent quelques différences , ainsi :
i**. Dans l'inflammation écrouelîeuse des organes extérieurs peu sensibles , et dont la lésion n'est pas très-dangereuse, tels que la peau, le tissu cellulaire et les ganglions lymphatiques sous-cutanés, etc. On est quelquefois obligé d'employer en même temps les excitans et les toniques généraux contre la diathèse scropliuleuse ; les excitans et les toniques locaux, pour soutenir l'activité languissante des tissus plilogosés, et leur donner la force nécessaire aux frais indispensables de l'inflammation.
2^. Mais si la plilegmasie strumeuse affecte des organes intérieurs très-irritables, et chargés de remplir une fonction importante à la yie, tels que les poumons, les ganglions du mésentère, etc. , il faut alors employer les excitans et les toniques généraux, permis par l'état du malade et par le degré de la maladie, de manière à garantir la partie phlogosée, de l'action directe de ces moyens; tandis qu'en même temps, on soumettra cette partie à des influences douces, et variées suivant le siège et l'intensité de l'inflammation. Prenons
pour exemple celle des ganglions mésentériques; les stiniLilans convenables à l'âge, au tempérament du sujet , à la période, à l'état de la maladie générale et de la phlegmasie locale, doivent être employés par toutes les voies , excepté par le tube digestif sur lequel on doit agir, non plus en suivant l'indication qu'offre la dialhèseécrouelleuse, mais d'après celle que présente Firritation locale. La même règle est applicable à tous les cas analogues. Il faut , dans ces circonstances délicates , procéder avec la plus grande circonspeclion à lusage des moyens anti-scrophuleux, renoncer aux excitans internes y et ne donner à Tinlérieur que les toniques les moins susceptibles d'auginenter le mouvement inflammatoire ; encore, doit-on savoir en suspendre l'usage à propos , ou même y renoncer entièrement, suivant les accidens qui peuvent survenir. Les excitans externes peuvent avoir de grands avantages dans ces cas difficiles, soit en entretenant l'activité générale sans augmenter dangereusement le mouvement fluxionnaire ; tels sont spécialement l'insolation , les frictions sèches, aromatiques, etc. etc. ; soit en déplaçant l'irritation profonde par une irritation superficielle; c'est ainsi qu'agissent particulièrement les synapismes, les vésicatoires , les moxa, les sétons, les cautères, etc. Mais il est important de faire une observation pratique, relativement à l'emploi de ces moyens. Appliqués