DEUXIÈME PARTIE. /{O
degré d'aclivilé des moyens internes à l'état inflammatoire des parties spécialement affectées.
Traitement eocal. — Quelques acteurs prétendent qu'il convient de faire suppurer les engorgemens scrophuleux pour guérir complètement la maladie générale , parce que, disent-ils, (( le principe morbifique trouve une issue facile )) par la suppuration de ces tumeurs, seul moyen )) de produire la désinfection de toute i'écono- » mie ». Il devient inutile, d'après tout ce que nous avons dit, de réfuter cette explication; mais nous devons ajouter que la terminaison dont nous venons de parler est toujours la plus fâcheuse, et que loin de la solliciter, il faut employer tous ses soins à Ferapêcîier, Opérer la résolution des engorgemens scrophuleux , tant qu'elle est encore possible; prévenir ou combattre les accidens de la suppuration, lorsqu'elle s'est manifestée, telles sont les indications principales dont il ne faut jamais s'écarter.
i^. Résoudre les engorgemens . — Les médecins qui n'ont vu dans la tuméfaction scrophuleuse des sanglions, qu'un état de stagnation et d'épaississement des fluides lymphatiques, ont conseillé des médicamens souvent différens comme topiques, et comme mo3^çns internes^ sous les noms de désobstruans , d'at ténu ans , d'incisifs, de fondans, etc. Mais il n'est plus nécessaire aujourd'hui de combattre ces théories
4o8 TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.
humorales dont le temps afliit justice. L'engorgement scrophuleuxdes ganglions dépend, comme nous l'avons démontré, d'un épaississement plus ou moins considérable dans les parois des vaisseaux lymphatiques, et dans le parenchyme de ces mêmes ganglions, dont le tissu, déjà profondément altéré par la constitution strumeuse, reçoit, sous l'influence de l'état inflammatoire, "une proportion trop considérable de liquides, relativement à sa faiblesse, qui le met dans l'impossibilité de s'en débarrasser convenablement. L'indication générale est donc de ramener ces organes au mode naturel de vitalité; de remonter suflisamment leur énergie pour y favoriser la circulation libre et facile des fluides qui doivent les traverser ; ce que nous disons ici des ganglions sous -cutanés, est enlièremeirt applicable aux ganglions intérieurs.
C'est en agissant dans cette intention, que les moyens suivans méritent le nom de résolutifs, et doivent être emploj^és comme tels contre les engorgemens extérieurs qui nous occupent.
Si ces derniers sont entièrement indoîens, froids y comme on le dit vulgairement, on fait alors usage des excitans dont il faut graduer l'activité suivant l'état inflammatoire. Ainsi , dans ce cas, on peut avoir recours, i°. à l'insolation immédiate, dont on augmente l'influence en rassemblant les rayons lumineux en plus grand