DEUXIÈME PARTIE. /jOQ
nombre sur la partie malade, au moyen d'un verre convexe; 2°. à l'action de la chaleur artificielle, soit en approchant les engorgemens d^un feu vif et clair; soit, ce qui paraît préférable, en les jolaçant à quelque distance d'un fer incandescent; 3^. aux frictions sur le siège du mal et dans son voisinage, avec une brosse, une flanelle tantôt sèche, tantôt imprégnée du i in ira en t ammoniacal camphré, des baumes Fioraventi, Opodeldoch, etc ; L\ . aux emplâtres fortement stimulans, tels que ceux dans lesquels on fait entrer les cantharides, le muriate d'ammoniaque, etc. ; 5^. aux douches thermales, soit simples, soit hydro-sulfureuses ; 6°. aux vapeurs excitantes, balsamiques, aromatiques, etc. On doit observer avec attention les effets de ces rao^^ens, et les employer prudemment, surtout pour les engorgemens du col; en effet, ils produisent quelquefois alors un gonflement très-douloureux de la langue, et même de toute la face, une véritable salivation , qui forcent à suspendre leur usage. J'ai plusieurs fois fait cette observation pour les préparations ammoniacales topiques. Plusieurs auteurs ont conseillé de traverser les tumeurs avec un séton , avec des trochisques, etc. Lolliichius vante beaucoup l'application des ventouses ; mais les inconvéniens et les dangers d'un pareil traitement doivent le faire abandonner.
Lorsque les tumeurs sont plus sensibles et
4lO TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.
plus disposées à l'irritation, on doit préférer les applications moins stimulantes. C'est dans celte circonstance que l'on peut employer avec avantage 5 les emplâtres faits avec le savon, la ciguë, la digitale pourprée, l'onguent de la mère, le diacliilon gommé, etc. etc.
Enfin, lorsque ces mêmes en gorge m en s sont devenus le siège d'une douleur vive et d'une inflammation intense, il faut mettre en usage les fomentations avec l'infusion de sureau , de mélilot , etc. , à laquelle on ajoutera toujours quelques gouttes d'acétate de plomb, les cataplasmes faits avec la décoction de safran , de racines de guimauve , et la farine de seigle , etc. Tels sont les moyens relatifs à la résolution.
2^. Prévenir et combattre les acciclens de la suppuration. Si, malgré toutes les précautions que nous venons d'indiquer, la suppuration s'est établie dans les tumeurs scrophuîeuses, elles prennent alors les noms à^ abcès froids des auteurs, à^ abcès strumeux , et nécessitent des modifications importantes dans le traitement qui leur est opposé.
ABCÈS SCROPHUIiEUX EXTÉRIEURS.
Lorsque la fluctuation est devenue sensible dans ces derniers , on peut encore tenter la résolution, s'il n'existe aucune contrindication, et si l'abcès est peu volumineux. On l'obtient quel-