‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 189 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE.' l[Il · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE.' l[Il

quefois par les moyens précédemment indiqués , et gradués suivant les circonstances; il faut toujours en même temps tenir le ventre libre par des laxatifs , ou même par quelques purgatifs donnés à des intervalles convenables.

Mais il existe plusieurs cas dans lesquels on ne peut, sans danger, différer Févacualion du pus. Ainsi : i°. lorsque l'abcès, très-considérable, est recouvert d'une peau mince et violette , on doit craindre des décollemens très-éîendus, et la gangrène du tissu cutané, etc.; i^. lorsqu'il a son siège sur une grande articulation , sur les parois de la poitrine ou de l'abdomen ; l'ouverture peut s'effectuer à l'intérieur de ces cavités, et déterminer un épancîiement mortel; 3*^. dans tous les points où se rencontre beaucoup de tissu cellulaire adipeux : on voit souvent alors des espèces de yo/2^^5 purulentes plus ou moins fâcheuses, etc.; 4°» dans toutes les parties où la compression , produite par le développement de la tumeur, peut devenir funeste, comme on l'observe dans le voisinage du larvr.x , de la tracliée artère, de l'cesopliage^ etc.; 5°. près des gros vaisseaux, des tendons, des os, etc.; il faut redouter ladénudation de tous ces organes, et spécialement la carie du tissu osseux; 6^. enfin, lorsqu'il se développe sous une aponévrose trèsrésistante, telle que la fémorale, par exemple, le pus ne pouvant trouver une issue facile à

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l'extérieur , dissèque les muscles , et fuse au loin dans les intervalles celluleux qui les séparent.

Il ne faut cependant se décider à Fouverture des abcès scropliuleux, qu'après avoir sagement balancé les inconvéniens et les avantages de cette opération , qui doit toujours être considérée comme le dernier moyen à mettre en pratique pour la guérison de ces maladies. Mais il est surtout bien important de ne pas inciser ces tumeurs avant qu'elles soient entièrement ramollies et fluctuantes dans toute leur étendue.

On a proposé plusieurs moyens pour ouvrir les abcès scropliuleux; i^. le séton ; 2°. le fer rouge; 3^. la potasse caustique; 4". la ponction avec le trois-quarts; 5°. l'incision au moyen de la lancette ou du bistouri, etc. Mais il suffit, pour n'éprouver aucun embarras dans le choix du mode opératoire, d'observer que les principaux accidens qui peuvent survenir après cette opération, sont toujours produits par le contact de l'air extérieur sur les parois du foyer.

On devra donc faire une simple acupuncture à la partie la plus déclive et la plus molle de la tumeur; abandonner l'expulsion du pus à la rétraction insensible des parois qui le renferment, parce qu'alors la capacité de l'abcès diminuant dans la même proportion que s'écoule ce dernier fluide , il n'y aura jamais aucun vide, et par conséquent aucune introduction d'air atmo-

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