DEUXIÈME PARTIE
même être observée si les circonstances l'exigent. L'on proscrira, du régime, les végétaux crucifères, les viandes trop noires, trop faisandées; tous les ragoûts salés, épicés, etc. ; les boissons alkooliques ou très-excitantes, telles que les liqueurs, le vin pur, le thé, le café, etc. On supprimera Fusage du vin amer de gentiane, du vin et du sirop an ti- scorbutiques, en un mot, de tous les moyens qui pourraient déterminer à l'intérieur une irritation trop vive ; mais on conservera l'emploi des décoctions amères, de boublon, de saponaire , de gentiane, etc., auxquelles on ajoutera, par demi-litre , six ou huit grains de nitrate de potasse, pour faciliter la sécrétion des urines, ordinairement alors assez languissante. Si le malade est très -jeune, on devra préférer le sirop de ces plantes, celui de cliicorée, de pêcher, etc. Il faudra particulièrement insister sur l'usage des excitante externes y tels que l'insolation, que l'on peut remplacer pendant l'hiver , en exposant l'abdomen découvert à quelque distance du feu ; les bains chauds, simples ou hydro-sullureux ; les fumigations sulfureuses au moyen de l'appareil ordinaire; les bains de vapeurs aromatiques , les frictions , tantôt sèches , tantôt ammoniacales et camphrées , faites avec précaution sur toutes les parties, et spécialement sur les parois abdominales, etc. Ajoutez à ces moyens, tous ceux que
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nous avons indiqués dans rexposition générale du traitement anli-scropliuleux, et qui, dans celte circonstance, devront être gradués suivant ]a disposition constitutionnelle et l'état des organes plilogosés. Ou obtiendra, dans tous les cas, de très-grands avantages en employant, surtout pendant l'hiver, les vêlemens chauds, les chemises, les caleçons et les gilets de flanelle immédiatement appliqués sur la peau.
Traitement eocal. On doit se proposer pour effet , de diminuer l'irritation des ^anslions mésentériques lorsqu'elle est trop considérable; d'augmenter, au contraire, leur activité lorsqu'elle n'est point suffisante aux frais de l'inflammation. On conçoit, dès lors, qu'il ne faut pas s'abandonner, dans ce traitement délicat , aux dangers de l'empirisme , en employant, dans tous les cas, certains médicamens vantés comme spécifiques , sous les noms de désohstruans , de pilules , d'électuaires mésentériques ^ etc. Il importe, au contraire, de varier l'activité de ses moyens, suivant la période et l'état actuel de la phlegmasie locale. Ainsi :
1°. Dans le premier degré. — Si l'inflammation paraît un peu vive; si le ventre est douloureux à la pression, on aura recours, dans le cas de dévoiement , aux décoctions d'oi'ge ou de riz torréfiés , avec addition d'une quantité convenable de têtes de pavot; ces décoctions peur-