HYDRO-RACHIS ET SPINA BIFIDA
Il faut employer tous ses soins à prévenir l'ouverture de la tumeur lorsque l'hydro-rachis s'est effectuée ; on y parvient quelquefois en la soutenant avec précaution , en la fomentant avec des décoctions astringentes et toniques , telles que celles de quinquina camphré, de tannin de baies de genièvre, etc. etc. Hoffmann et Camper assurent avoir une fois pratiqué la ponction avec succès; mais il ne faut jamais suivre cet exemple dangereux, comme le recommande lui-même le dernier de ces praticiens. Il rapporte l'observation curieuse d'un sujet affecté de cette maladie, chez lequel la tumeur reparut vers la vingtième année, fut frappée de gangrène et d'ulcération, présenta consécutivement la formation d'une bonne cicatrice, et la résorption totale de la sérosité.
HYDROTHORAX SCROPHULEUX.
Les frictions sur les parois pectorales, les applications de synapismes , de vésicaloires volans, faites avec prudence, en suivant exactement les indications, peuvent avoir beaucoup d'efficacité. La ponction ne doit être employée qu'avec beaucoup de répugnance, et seulement dans l'intention de prévenir l'asphyxie. Il ne faut jamais la pratiquer en même temps des deux côtés.
ASCITE ÉCROUELLEUSE.
On emploira les purgatifs avec discrétion ; les frictions, les excitans externes sur l'abdomen; la ponction ne sera mise en usage que pour prévenir .la suffocation ; il faut toujours considérer cette opération comme un moyen extrême qui n'agit que sur l'effet , et non sur la cause du mal. Camper assure l'avoir pratiquée cent fois, et n'avoir obtenu des apparences de succès que chez six malades seulement. Il est d'ailleurs prouvé par l'expérience, que l'accumulation de la sérosité s'effectue d'autant plus promptement, que les ponctions ont été plus nombreuses, et que très - souvent ces dernières déterminent une inflammation mortelle;, soit dans,le péritoine luimême , soit dans les viscères abdominaux.
Les autres membranes séreuses n'offrent rien de bien particulier : ainsi, dans Vhjdrojpéricarde .